Selon une étude, 87 % des évaluations de taxe foncière seraient surévaluées : un propriétaire réussit à contester et à récupérer 1 200€ sans avocat.

Selon une étude, 87 % des évaluations de taxe foncière seraient surévaluées : un propriétaire réussit à contester et à récupérer 1 200€ sans avocat.

03.09.2026 08:17
2 min de lecture

D’après une étude menée par la plateforme française Orka.tax, spécialisée dans l’assistance aux propriétaires pour la vérification et la contestation de la taxe foncière, il a été constaté que 87 % des avis de taxe reçus par les contribuables sont en réalité surestimés. Cette analyse repose sur 1 351 avis soumis par les utilisateurs de la plateforme, avec une surévaluation moyenne fixée à 260 euros, rapporte TopTribune.

Créée en 2025 par Manon Bellin et Gary Cahn, avocats au barreau de Paris, Orka.tax offre un service permettant aux utilisateurs de s’assurer de la justesse du montant imposé par l’administration fiscale. En outre, elle propose d’accompagner ceux qui souhaitent déléguer les démarches de vérification et de contestation.

Des erreurs de calcul dans la valeur locative cadastrale

L’étude met en lumière que la principale source des surestimations provient d’un calcul erroné de la valeur locative cadastrale, qui sert de base pour l’imposition. Cette valeur représente le loyer théorique annuel qu’un bien immobilier pourrait générer s’il était loué dans des conditions standards.

Il est important de noter que cette évaluation ne prend pas uniquement en compte la surface réelle du logement : des mètres carrés supplémentaires sont ajoutés en fonction des équipements disponibles, tels que l’électricité, l’eau courante, ou des installations sanitaires comme douches ou baignoires.

Des règles précises sont définies. Par exemple, une baignoire équivaut à 5 m² supplémentaires, un lavabo à 3 m², tandis que chaque pièce avec chauffage ou climatisation ajoute 2 m². Par conséquent, une maison de 95 m² dotée de la majorité de ces commodités peut voir sa superficie imposable augmenter jusqu’à 120 m² ou plus.

Les complications surviennent lorsque des travaux modifient le bien sans que l’administration fiscale soit informée. Le remplacement d’une baignoire par une douche ou la suppression d’un lavabo d’une chambre, par exemple, peut laisser des mètres carrés en trop dans le calcul.

Ainsi, cette erreur peut persister année après année, alourdissant la facture sans que le propriétaire ne s’en aperçoive, étant donné que ces détails ne figurent pas clairement sur l’avis de taxe foncière.

Les avis pour l’année 2026 ont été envoyés le 27 août dernier aux propriétaires n’ayant pas choisi de mensualiser leur paiement. En 2025, le montant moyen de la taxe foncière s’élevait à 1 117 euros, un chiffre communiqué par l’administration fiscale en mai 2026. Pour 2026, l’État a décidé d’augmenter les valeurs locatives cadastrales de 0,8 %, ce qui entraînera une hausse des factures pour de nombreux propriétaires.

Le montant final de la taxe dépend également du taux appliqué par chaque commune sur la valeur locative réévaluée. Selon les données de la DGFiP publiées le 27 août, 217 communes ont réduit leur taux pour 2026 parmi un total de 34 875 communes. En revanche, 4 731 d’entre elles ont décidé de l’augmenter, tandis que 29 893 ont maintenu leur taux au même niveau.

Comment analyser sa propre taxe foncière

Pour déterminer si sa taxe foncière est effectivement surévaluée, un propriétaire doit demander sa fiche d’évaluation cadastrale à l’aide du formulaire 6675. Cette démarche peut être effectuée en ligne via la messagerie sécurisée de l’espace des Finances publiques, ou directement dans un centre des finances publiques.

Une fois le document en main, il suffit de comparer les éléments de confort mentionnés avec ceux présents dans le logement. En cas de divergence, le propriétaire peut alors envisager de contester l’avis de taxe foncière.

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