Votre IBAN pourrait avoir été compromis par les impôts : découvrez comment sécuriser vos prélèvements SEPA pour éviter le vol.

Votre IBAN pourrait avoir été compromis par les impôts : découvrez comment sécuriser vos prélèvements SEPA pour éviter le vol.

03.09.2026 07:16
3 min de lecture

La Direction générale des Finances publiques a entamé, depuis le 17 août 2026, la notification individuelle des usagers dont les informations personnelles ont pu être consultées ou extraites suite à un piratage survenu en juin 2026. Par le biais de courriels ou de lettres, chaque communication précise la nature exacte des données compromise. Il est estimé que près de 678 000 particuliers et professionnels sont affectés par cette situation, résultat de plusieurs fuites successives, rapporte TopTribune.

Les données compromises concernent les dossiers des contribuables ainsi que le cadastre et incluent des informations telles que le nom, le prénom, la date et le lieu de naissance, l’adresse postale, le revenu fiscal de référence, le taux de prélèvement à la source, la situation familiale, le numéro de téléphone et l’adresse e-mail.

Les accès personnels sur impots.gouv.fr semblent n’avoir pas été touchés, et aucun mot de passe n’a été dérobé dans cette affaire. Si un usager ne reçoit pas de notification, il n’est pas concerné par cette fuite.

Cet incident s’ajoute à une liste déjà préoccupante d’incidents ayant compromis des données bancaires au cours des derniers mois. Au début de l’année 2026, des accès non autorisés au fichier national des comptes bancaires ont permis à un acteur malintentionné de consulter les IBAN, RIB, ainsi que les identités et adresses de 1,2 million de comptes, parfois accompagnés des identifiants fiscaux des titulaires. Plusieurs entreprises, telles que Free, SFR ou Viamédis, ont également subi des fuites similaires.

Prendre des mesures pour sécuriser son compte

Face à un IBAN compromis, la première recommandation est de rester vigilant sur ses comptes bancaires, comme l’alerte la CNIL. Dans les semaines suivant la fuite, il est conseillé de consulter son compte presque quotidiennement, ce qui peut être réalisé rapidement via l’application mobile de sa banque. La plupart des établissements envoient des notifications en cas d’opération suspecte.

Les usagers peuvent également établir une liste blanche des créanciers autorisés à prélever des sommes, tels que les fournisseurs d’électricité, les opérateurs Internet ou les assurances, en effectuant une demande en ligne ou via un conseiller financier. En parallèle, une liste noire peut être mise en place pour empêcher automatiquement les prélèvements d’entités frauduleuses.

Dans le cas où un prélèvement douteux se manifeste, il est crucial de bloquer tous les prélèvements du compte, ce qui peut être fait en ligne ou par l’intermédiaire d’un conseiller, puis de notifier le service client. Certaines banques ont commencé à utiliser des agents d’intelligence artificielle pour les premiers contacts, mais il suffit de demander un conseiller pour traiter le problème efficacement.

Le délai accordé pour contester un prélèvement est de 13 mois à partir de la date de débit pour les opérations européennes, tandis que pour celles provenant d’en dehors de l’Union européenne, ce délai est de 70 jours, extensible jusqu’à 120 jours. Une fois la fraude confirmée, la banque procédera généralement au remboursement intégral dans un délai de quelques jours.

Être vigilant face aux tentatives de phishing

Le vol simultané d’identité et d’adresse postale, aussi bien que d’IBAN, expose particulièrement les utilisateurs aux tentatives d’hameçonnage, telles que de faux courriels de la Sécurité sociale ou de la banque. La consigne est donc de ne pas ouvrir les pièces jointes, d’éviter de cliquer sur les liens et de supprimer immédiatement ces messages. Informer ses proches est également recommandé, car les cybercriminels peuvent utiliser ces informations pour manipuler d’autres personnes.

En juin 2026, la CNIL a également signalé une nouvelle arnaque, où des individus prétendaient pouvoir effacer les données volées des victimes. La consigne est claire : ne répondre à aucune demande de ce type et ne fournir aucune information, même par inadvertance.

Dans le cas avéré d’un vol d’identité, il est recommandé de déposer plainte auprès des forces de l’ordre et de contacter cybermalveillance.gouv.fr, qui offre des conseils adéquats pour se protéger et réagir face à ce genre de menace.

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