Le Premier ministre français intensifie la lutte contre la maltraitance animale
Dans un courrier consulté jeudi par l’AFP, le Premier ministre Sébastien Lecornu a déclaré vouloir « intensifier » la lutte contre la maltraitance animale. Dans cette lettre adressée mardi à neuf membres de son gouvernement, dont Laurent Nuñez (Intérieur), Gérald Darmanin (Justice), Annie Genevard (Agriculture) et Monique Barbut (Transition écologique), il souligne que « le bien-être des animaux de compagnie et la lutte contre la maltraitance animale répondent à une attente très forte de nos concitoyens », rapporte TopTribune.
Le Premier ministre a demandé l’application de la loi adoptée en 2021, qui interdit notamment la vente de chats et de chiens dans les animaleries, une interdiction « partiellement opérationnelle », en l’absence d’un décret précisant « les sanctions correspondantes ». Une campagne de contrôles en ligne sera également lancée pour identifier et poursuivre les élevages clandestins actifs sur Internet. Bien que la cession d’animaux de compagnie sur Internet entre particuliers soit régie par la loi de 2021, le Premier ministre constate que des « infractions persistent en toute impunité ».
Des sanctions renforcées pour la maltraitance animale
Sébastien Lecornu propose par ailleurs des mesures pour permettre aux associations et refuges animaliers de « vérifier que toute personne candidate à l’adoption ne fait pas l’objet d’une interdiction de détenir un animal ». Il souhaite également renforcer la formation des magistrats, des agents de l’État et des collectivités territoriales sur ces questions.
Le chef du gouvernement envisage de faire passer les contraventions liées à la maltraitance animale de la quatrième catégorie, qui prévoit des amendes allant jusqu’à 750 euros, à la cinquième catégorie, pouvant atteindre 1.500 euros, voire 3.000 euros en cas de récidive.
En outre, il souhaite interdire l’utilisation de chiens dans les recherches scientifiques et demande à ses ministres d’évaluer les modalités de cette interdiction tout en proposant « un calendrier réaliste ». Un label pourrait également être créé pour valoriser « les élevages et les commerces particulièrement engagés en faveur du bien-être animal ».
Une réunion s’est tenue mardi à Matignon entre le chef du gouvernement et plusieurs associations dédiées au bien-être animal, notamment la fondation Brigitte Bardot, la Fondation 30 millions d’Amis, et la Société Protectrice des Animaux (SPA). Cette dernière a salué jeudi « des avancées majeures » dans un communiqué, exprimant son souhait de collaborer avec le gouvernement « afin que ces annonces se traduisent rapidement en avancées concrètes et opérationnelles pour le bien-être animal ».
Les organisations telles que la fondation Brigitte Bardot ont également salué ces mesures, qualifiant cela de « fruit d’un travail engagé depuis plusieurs mois » avec Matignon. Selon leurs dires, « Victoire ! L’ensemble des propositions portées par 30 millions d’Amis ont été retenues et seront mises en œuvre ».
Ces réformes interviennent dans un contexte où la sensibilisation à la protection des animaux est en forte hausse en France. De nombreuses voix s’élèvent pour réclamer une meilleure régulation des pratiques d’élevage et des ventes d’animaux de compagnie. Avec ces nouvelles mesures, le gouvernement français s’engage à répondre aux attentes de la population et à renforcer la protection des animaux.