Lors du dernier débat de la primaire de la gauche sociale-démocrate, l’eurodéputé Raphaël Glucksmann a fait face à des critiques après la diffusion d’extraits vidéo où il tenait des propos controversés à l’égard de Ségolène Royal. Ce dimanche 4 octobre, sur BFMTV, il a exprimé ses excuses, se déclarant « désolé » pour ses « propos inélégants », rapporte TopTribune.
Dans une vidéo diffusée sur les réseaux sociaux, Glucksmann a accusé Royal d’avoir fait « la danse du ventre à Macron » ces dernières années. Cette remarque a suscité une vive réaction de sa part, qualifiant son commentaire de « sexisme consternant ». Elle a ajouté qu’elle était habituée aux agressions verbales, mais que celle-ci, avec une connotation sexuelle, l’avait particulièrement choquée.
Suite à la controverse, Glucksmann a défendu son utilisation de l’expression « danse du ventre », affirmant qu’elle n’avait « pas de connotation sexiste », et a expliqué que ses remarques, faites lors d’un échange avec des militants, n’étaient pas destinées à être rendues publiques.
« Cette vidéo, elle n’était ni faite ni à faire »
Olivier Faure, le chef du Parti Socialiste, a également souligné l’importance des excuses. « La réalité, c’est que cette vidéo, elle n’était ni faite ni à faire. Ce n’était pas un cadre privé, c’était une réunion militante. » Il a estimé qu’admettre que le cadre privé ne compte pas pourrait ouvrir la porte à des abus similaires de la part d’autres politiciens.
Glucksmann a finalement exprimé ses regrets, déclarant : « Désolée si ces propos ont été perçus comme étant sexistes. Ils n’avaient pas vocation à sortir. Je suis désolé. » Toutefois, il a soulevé une question plus large : « Vous pensez qu’aujourd’hui en France le débat public est brutalisé par moi ? » Il a reconnu que des propos inélégants avaient été prononcés, tout en insistant sur l’importance de se concentrer sur la lutte contre l’extrême droite.
Lors d’une autre vidéo, il a également fait des commentaires déplacés concernant Jean-Luc Mélenchon et Marine Le Pen, déclarant que « c’était lui » responsable de ces remarques. Reconnaissant que ce langage n’était pas approprié pour le débat public, il a néanmoins rappelé l’importance de ne pas céder face à la montée de l’identité nationale prônée par Le Pen et Mélenchon.
