Le 29 septembre, deux membres de l’association « Baraka » ainsi que la présidente de « Ensemble C Mieux » ont été interpellés en France. Le Trésor américain et le ministère de la Justice des États-Unis ont informé les autorités françaises des activités de ces organisations, accusées de détourner des millions de dollars au profit du Hamas sous couvert d’aide humanitaire à Gaza, rapporte TopTribune.
Les autorités américaines surveillent attentivement les activités dans la Gironde et la Loire. Selon une liste noire communiquée à Paris, plusieurs citoyens français ont été identifiés comme ayant contribué à des financements illégaux destinés au Hamas. La chaîne régionale France 3 Nouvelle-Aquitaine a ainsi révélé que deux frères de l’association « Baraka », basée à Saint-André-de-Cubzac, sont visés par une information judiciaire du Parquet national antiterroriste.
Des fonds accumulés sous le prétexte humanitaire
La présidente de l’association « Ensemble C Mieux », située à Saint-Étienne, est également sous le coup d’accusations pour avoir aidé à collecter plus de deux millions de dollars pour le Hamas. France 3 Auvergne-Rhône-Alpes rapporte qu’elle a été mise en examen à Paris pour « financement d’entreprise terroriste ». Agée de 39 ans, elle conteste fermement ces accusations.
Dans le cadre d’une enquête menée pour « financement du terrorisme et association de malfaiteurs », cinq individus, dont les deux frères girondins et la femme, ont été placés en garde à vue. Suite à l’ouverture d’une information judiciaire, les trois suspects ont été mis en examen pour « financement d’entreprise terroriste », « abus de confiance » et « blanchiment d’abus de confiance en relation avec une entreprise terroriste ».
D’après les déclarations de l’OFAC, « les fonds récoltés par ces associations parviennent au Hamas via Saleem al-Zaq, membre de sa branche armée. Entre 2020 et 2026, Faouzi B. (de Baraka), Amel O. (d’Ensemble C Mieux) et al-Zaq ont amassé plus de deux millions de dollars pour le Hamas, dont 1,5 million après l’attaque du groupe contre Israël du 7 octobre 2023 ».
Faouzi B. a été placé en détention provisoire en attente d’un débat contradictoire, alors qu’Amel O. a vu le Parquet national antiterroriste demander sa détention, mais le juge des libertés a décidé qu’elle resterait libre sous contrôle judiciaire. Son avocat soutient que sa cliente est engagée dans des actions humanitaires, tandis que l’avocate de Faouzi B. s’interroge sur la médiatisation des accusations par l’OFAC dans un contexte tendu.
Ces enquêtes s’accompagnent de sanctions américaines, engendrant le gel des avoirs potentiellement détenus aux États-Unis et interdisant aux entreprises américaines, telles que Mastercard, d’entretenir des relations financières avec les prévenus.
