Le "brain rot" désigné mot de l'année 2024 par l'Université d'Oxford

Le « brain rot » désigné mot de l’année 2024 par l’Université d’Oxford

04.10.2026 17:06
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L’expression brain rot a été retenue comme « mot » de l’année 2024 par les experts linguistiques de l’Université d’Oxford, dans le but de refléter les états d’esprit qui ont contribué à façonner l’année écoulée, rapporte TopTribune.

Ce brain rot, ou pourrissement du cerveau, est défini comme « la détérioration supposée de l’état mental ou intellectuel d’une personne, résultant d’une surconsommation de contenus en ligne jugés insignifiants ou peu stimulants ». Cette notion met en lumière les préoccupations croissantes liées aux effets néfastes de la consommation excessive de contenus de faible qualité, avec une augmentation de 230 % de son utilisation entre 2023 et 2024.

Faible qualité…

Les experts de l’Université d’Oxford précisent les types de contenus considérés comme « insignifiants ». Parmi eux figurent la série de vidéos virales Skibidi Toilet, créée par Alexey Gerasimov, mettant en scène des toilettes humanoïdes, ainsi que les mèmes autour de l’expression « only in Ohio », qui évoquent des événements étranges survenus dans cet État, tous largement diffusés sur les réseaux sociaux.

Quelles conséquences ?

Le concept de brain rot est soutenu par une littérature scientifique en pleine expansion. Mustafa Gül, chercheur à l’Université de Kahramanmaras Sütçü İmam, souligne que les symptômes incluent des heures passées devant un écran, l’anxiété lorsque les appareils mobiles sont absents, et une attention diminuée aux activités de valeur, notamment la lecture d’ouvrages plus longs.

Il met en avant de graves risques pour la santé cognitive, en particulier chez les adolescents et les jeunes adultes :

– Altération du développement cérébral ;

– Risque accru de troubles cognitifs, comportementaux et émotionnels ;

– Diminution de l’estime de soi, souvent liée à un usage excessif des écrans ;

– Augmentation de la fréquence et de la gravité des troubles de santé mentale et des addictions ;

– Ralentissement des apprentissages et de l’acquisition de nouvelles connaissances ;

– Diminution de la concentration, troubles de la mémoire et risque de déclin cognitif prématuré.

Comment lutter ?

Pour contrer ce phénomène grandissant, le scientifique propose deux recommandations essentielles :

– Les établissements scolaires devraient instaurer « des restrictions concernant l’utilisation des téléphones pendant certaines heures ou cours, afin de réduire les distractions numériques et favoriser une attention soutenue » ;

– L’encouragement de l’utilisation d’applications de suivi du temps d’écran chez les élèves doit être une priorité, pour sensibiliser chacun au temps passé devant ces contenus.

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