Des propos du candidat à la primaire de la gauche, Raphaël Glucksmann, diffusés sur les réseaux sociaux, ont suscité de vives réactions de la part des principales intéressées. Dans une vidéo, il déclare « pisser » sur Jean-Luc Mélenchon et accuse Ségolène Royal d’avoir « fait la danse du ventre » devant Emmanuel Macron, rapporte TopTribune.
À la veille du dernier débat télévisé des candidats à la primaire, deux extraits de ses propos, censés rester privés, ont été publiés par Le Media, un support proche de la gauche radicale, avec Raphaël Glucksmann en discussion avec le chef des députés socialistes, Boris Vallaud, et des militants.
Interrogée par l’AFP, l’équipe de Raphaël Glucksmann a choisi de ne pas commenter ces déclarations.
« On leur pisse dessus »
Dans un premier extrait, l’eurodéputé analyse le débat du Medef de fin août, où il a confronté six autres candidats à la présidentielle, dont Jean-Luc Mélenchon et Marine Le Pen. Il affirme que « sur les questions économiques », ces candidats étaient « méga à la ramasse », soulignant avoir observé les « yeux perdus » de Mélenchon durant le débat.
Qu’est-ce qui s’est passé derrière ? Le Pen a ramené (le sujet du) voile dans le débat politique. Et lui, il a remis l’abaya. Ils ont réagi en symétrie. On leur pisse dessus, on va pas rentrer dedans.
Jean-Luc Mélenchon a exprimé son étonnement sur X concernant cette vidéo, déclarant que Glucksmann prétend lui « pisser dessus ». Il a aussi noté : « Il y a peu, il annonçait qu’il allait me ‘plier’ », ajoutant que Glucksmann devrait « apprendre de moi avant de faire le malin ».
Ségolène Royal dénonce une remarque « sexiste »
Dans une seconde vidéo, Glucksmann s’attaque à Ségolène Royal, l’accusant d’avoir fait « la danse du ventre à Macron » au cours des dernières années, alors qu’il siège au Parlement européen depuis « sept ans et demi ».
Le sexisme consternant de cette remarque immature.
Ségolène Royal a également mentionné sur X qu’elle avait été « révoquée » de son poste d’ambassadrice des pôles Arctique et Antarctique pour avoir dénoncé la violence de la répression contre les gilets jaunes, refusant de se taire, comme le demandait Emmanuel Macron.
Glucksmann critique aussi la direction « soi-disant gauchiste » du PS, qui, selon lui, était « sur des positions qui au départ n’étaient pas anti-Macron » et qui « aujourd’hui donne des leçons ».
