
À partir du 1er mai 2027, l’ensemble des automobilistes sera contraint de posséder une vignette numérique pour circuler sur les autoroutes et routes régionales belges. Cette décision, validée par les trois régions du pays après des négociations prolongées, concerne exclusivement les véhicules pesant jusqu’à 3,5 tonnes, rapporte TopTribune.
Ce système sera entièrement dématérialisé : il n’y aura pas d’autocollant à apposer sur le pare-brise comme cela pourrait sembler le suggérer. La vignette sera directement liée au numéro d’immatriculation du véhicule. Avant son entrée en vigueur, le projet devra encore passer par plusieurs étapes législatives et réglementaires, et certaines modalités pratiques, telles que les tarifs, pourraient subir des modifications.
Concernant les tarifs, la formule annuelle devrait être établie entre 90 et 125 euros, en fonction de la catégorie du véhicule. Les voitures à zéro émission bénéficieront du tarif le plus bas, alors que les modèles plus anciens se verront appliquer un prix plus élevé. Selon des sources fiables, des options de durée seront offertes : 24 heures, 10 jours, un mois, deux mois et un an.
Trois phases de contrôle avant la généralisation
Le nouveau système fonctionnera sans barrière de péage ni autocollant visible. Des caméras de reconnaissance automatique des plaques, renommées ANPR, vérifieront si les véhicules possèdent une vignette valide, en complément d’équipes mobiles sur le terrain. D’après RTL Info, la mise en œuvre se déroulera en trois phases successives.
- Du 1er mai au 30 juin 2027, une période de sensibilisation sera instaurée, avec une certaine flexibilité : les véhicules contrôlés sans vignette seront d’abord avertis de régulariser leur situation avant d’encourir une amende.
- Du 1er juillet 2027 au 29 février 2028, des caméras mobiles identifieront les infractions, émettront des amendes et établiront une liste noire des véhicules concernés.
Le montant des amendes devrait démarrer à 70 euros, pouvant être doublé, voire triplé en cas de récidive, atteignant un montant maximum de 210 euros.
Dans une phase ultérieure, tous les portiques fixes présents sur les routes belges seront progressivement équipés de systèmes de reconnaissance de plaques, permettant un contrôle journalier et continu. Le ministre flamand du Budget, Ben Weyts, a précisé que « les données obtenues par ces lectures seront transmises au centre de contrôle VLABEL, où des agents examineront et valideront les images avant de générer des amendes ».
VLABEL représente l’administration fiscale en Flandre. Les autorités envisagent de déployer une quinzaine d’inspecteurs sur le terrain durant la première année, certains étant par la suite affectés au contrôle des données issues des portiques et des caméras.
Les automobilistes français concernés, mais aucune démarche à effectuer pour l’instant
Les véhicules étrangers, y compris ceux immatriculés en France, seront assujettis à cette nouvelle taxe dès qu’ils emprunteront les voies belges concernées. Un automobiliste français se rendant ponctuellement en Belgique aura la possibilité de choisir une option de courte durée, tandis qu’un frontalier ou un conducteur régulier trouvera intéressant de comparer les différentes formules proposées.
Pour l’instant, aucune action n’est requise du côté français. Il est également recommandé de se méfier des sites non officiels qui pourraient déjà offrir une distribution prétendue de cette vignette, car ce type de fraude a été noté dans des cas similaires par le passé.
Cette vignette ne doit pas être confondue avec le Crit’Air français, qui classe les véhicules selon leur niveau de pollution. À l’inverse, le système belge vise à financer le réseau routier. Il est bon de rappeler qu’en France, l’ancienne vignette d’assurance automobile a également disparu.
