Journée mondiale de l’accident vasculaire cérébral : Urgence et prévention soulignées
Ce jeudi 29 octobre, la journée mondiale de l’accident vasculaire cérébral (AVC) rappelle l’importance de reconnaître les premiers signes de cet événement de santé grave, qui peut engendrer des déficits neurologiques brutaux dus à un manque d’irrigation sanguine ou à une hémorragie dans le cerveau, rapporte TopTribune.
Les AVC peuvent être classés en deux catégories : l’AVC ischémique, qui représente 80 % des cas, causé par l’obstruction d’une artère cérébrale par un caillot, et l’AVC hémorragique, représentant 20 % des cas, résultant de la rupture d’une artère.
Il s’agit d’une situation d’urgence absolue, où chaque minute perdue entraîne la mort de 2 millions de neurones. En cas de suspicion d’AVC, il est crucial d’appeler le 15, comme le rappelle la Haute Autorité de Santé (HAS) dans un communiqué du 28 octobre. Les symptômes à surveiller incluent une paralysie faciale, une paralysie d’un bras ou d’une jambe, des troubles de la parole, et une perte de la vue.
« L’apparition brutale d’au moins un des cinq symptômes suivants est évocatrice d’un AVC ou d’un accident ischémique transitoire (AIT) et nécessite un appel immédiat au 15 », précise la HAS.
Les conséquences graves des AVC
Les AVC peuvent avoir des conséquences tragiques, avec 25 % des victimes décédant dans les heures suivant l’événement. En 2022, sur 120 000 cas, les séquelles sont fréquentes : tétraplégie, hémiplégie, aphasie et des handicaps « invisibles » tels que la fatigabilité et des difficultés de concentration. Cela est rapporté par la Cour des comptes dans son analyse publiée le 28 octobre.
Cependant, les autorités soulignent que la sensibilisation du public concernant les AVC, essentielle pour une réponse rapide, reste largement insuffisante. La Cour des comptes appelle à une stratégie nationale de communication pour améliorer la connaissance des symptômes et l’importance de l’appel au 15.
Améliorer la prévention de l’hypertension artérielle
La Cour des comptes met également en lumière la nécessité d’une prévention efficace de l’hypertension artérielle, principal facteur de risque pour les AVC. Selon le rapport, la prévention devrait être intégrée dans une politique de santé plus large, prenant en compte les facteurs comportementaux et métaboliques.
Pour cela, il est recommandé de renforcer les efforts de dépistage et de traitement de l’hypertension artérielle, considérée comme une priorité. De plus, le rapport propose l’élaboration d’un plan d’action visant à améliorer la gestion des cas d’AVC par les organismes de santé publique.
En conclusion, la mise en place d’un nouveau plan AVC, considéré comme essentiel, devrait être dirigée par le ministère du Travail, de la Santé, des Solidarités et des Familles, afin d’assurer un suivi efficace des victimes.
