Témoin, Georges Renard se souvient de l'attentat du Drakkar, 43 ans après

Témoin, Georges Renard se souvient de l’attentat du Drakkar, 43 ans après

29.10.2026 07:06
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En octobre 1983, le caporal Georges Renard servait dans la 1re compagnie du 17e Régiment du génie parachutiste (RGP) au Liban lorsque l’attentat suicide du Drakkar, l’immeuble occupé par les forces françaises à Beyrouth, s’est produit. Cet événement tragique a coûté la vie à 58 militaires français et a laissé une cicatrice indélébile sur ceux qui ont survécu. Aujourd’hui, Renard, devenu maître des cérémonies pour la ville de Montauban, partage son témoignage sur ce drame, rapporte TopTribune.

Georges Renard est une figure bien connue des cérémonies patriotiques à Montauban, mais peu savent qu’il porte en lui le lourd poids de ce qui est arrivé au Drakkar. « Pour ne pas oublier », déclare-t-il, au moment où il se remémore cette date qui a marqué à jamais sa vie.

Le 23 octobre 1983, un attentat suicide a frappé l’immeuble du Drakkar à Beyrouth, tuant 58 soldats français. À l’époque, Georges Renard, à peine âgé de 19 ans, faisait partie de la force multinationale de sécurité, surnommée « Les soldats de la Paix ».

« L’immeuble de 9 étages s’est écroulé comme un château de cartes »

Renard se remémore les événements tragiques de ce jour : « À 6 h 18 du matin, une énorme explosion a ravagé le camp américain sur l’aéroport de Beyrouth, tuant 241 soldats. Quinze minutes plus tard, l’immeuble Drakkar, où dormaient nos camarades du 1er et du 9e RCP, s’est effondré sous une terrible explosion. L’immeuble de 9 étages s’est écroulé comme un château de cartes, surprenant nos camarades dans leur sommeil. Oui, dans leur sommeil. C’était un dimanche matin, moment de repos. »

Une vraie chaîne humanitaire s’est mise en place

Les soldats du 17e ont été parmi les premiers sur place, suivi rapidement par leurs collègues basés dans la région. Renard souligne l’effort collectif : « Une vraie chaîne humanitaire s’est mise en place. Telle une fourmilière, nous avons travaillé jour et nuit pour dégager les blessés et les morts. Nous avons extrait tous nos camarades… tous. »

Le Montalbanais évoque la tragédie et le souvenir de ses « 58 camarades parachutistes tués lâchement. Ce jour restera gravé à jamais dans ma mémoire. Drakkar, c’était hier ». Malgré le temps qui passe, Renard peine à parler des jours sombres d’octobre 1983 : « Je rouvre des plaies profondes, mais je suis heureux de témoigner, pour honorer la mémoire de tous ceux qui sont tombés au Drakkar. »

Quarante-trois ans après l’attentat, le souvenir du Drakkar reste un moment marquant de l’histoire militaire française, symbolisant le sacrifice des soldats et l’importance du devoir de mémoire envers ceux qui ont perdu la vie en service.

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