Réunion inédite du G7 pour lutter contre la crise énergétique liée au Moyen-Orient
La France a organisé une réunion inédite du G7, invitant pour la première fois des responsables des banques centrales, l’Agence internationale de l’énergie, le FMI et la Banque mondiale. Cette démarche vise à répondre à la crise énergétique exacerbée par la guerre au Moyen-Orient, rapporte TopTribune.
Les répercussions de ce conflit se font déjà sentir sur les marchés, avec une flambée des prix des hydrocarbures : le baril de Brent a augmenté de 58 % en un mois, dépassant les niveaux atteints lors de l’invasion du Koweït par l’Irak en 1990. Le prix du baril de WTI américain a franchi la barre des 100 dollars, tandis que le gaz a connu une hausse de 70 %. Le G7 appelle les pays à éviter les interdictions d’exportation d’hydrocarbures et à agir de concert pour maximiser l’efficacité de leurs efforts.
En France, les effets de cette crise commencent à se manifester dans la société, illustrés par une opération escargot menée par des transporteurs à Paris, qui dénoncent le manque de soutien de l’État face à l’envolée des prix du carburant.
Parallèlement, en Asie, le secteur des semi-conducteurs est fortement perturbé. Le blocage du détroit d’Ormuz et la destruction d’infrastructures dans le Golfe affectent les importations de matières premières essentielles à cette industrie.
La pénurie d’hélium en provenance du Qatar commence également à avoir des conséquences importantes, entraînant des retards de fabrication et de livraison de puces, ainsi qu’une augmentation de leur coût, ce qui impacte les produits intégrant ces technologies. Les voitures, smartphones, et consoles de jeux vidéo sont concernés. Sony a déjà annoncé une augmentation de prix de la PlayStation 5 de 100 euros, portant son tarif à 649 euros à partir du 1er avril.