Ségolène Royal a accusé son adversaire Raphaël Glucksmann de tricherie lors d’une récente interview diffusée sur la chaîne YouTube du Média. À l’approche de la primaire sociale-démocrate, elle a affirmé que Glucksmann utilisait un téléphone portable pour recevoir des antisèches pendant le débat, une situation qu’elle considère inacceptable, rapporte TopTribune.
Les tensions entre les deux candidats se sont intensifiées ces dernières semaines. Royal a qualifié Glucksmann de « stagiaire », tandis qu’il a critiqué son comportement lors du débat, faisant référence à sa « danse du ventre » face à Emmanuel Macron. Ces échanges témoignent d’une rivalité croissante alors que la primaire approche.
« Même les lycéens n’ont pas le droit au portable »
Lors de l’émission « Le Fauteuil », Ségolène Royal a révélé que Glucksmann avait un téléphone sur son pupitre durant le premier débat, qui s’est tenu le 24 septembre : « [Raphaël Glucksmann] a un portable sur le pupitre et il reçoit des antisèches, alors que c’est interdit au bac. Même les lycéens n’ont pas le droit au portable et lui est dans une dynamique pour l’élection présidentielle ». Elle a sous-entendu que cela remet en question sa capacité à affronter des enjeux sérieux tels que ceux posés par Vladimir Poutine.
Royal s’est interrogée sur les règles encadrant ces débats politiques, précisant que les téléphones avaient été interdits lors du deuxième débat à cause d’incidents similaires. « Ce n’est pas possible de tricher lors d’une primaire », a-t-elle insisté. Elle a également rapporté que Glucksmann avait demandé le rétablissement de l’utilisation de téléphones pour le troisième débat, qui a eu lieu le 4 octobre sur BFMTV, mais qu’il n’avait pas osé l’utiliser en sa présence.
Ce type d’accusations montre non seulement le climat de compétition parmi les candidats mais soulève également des questions sur l’intégrité des procédures électorales en France alors que les électeurs se préparent à voter. La primaire sociale-démocrate se profile comme un enjeu crucial pour le Parti socialiste à l’approche de l’élection présidentielle de 2027.
