La première section de « drones de combat » est désormais opérationnelle au sein du régiment parachutiste appaméen depuis le printemps 2025, faisant de cette technologie une composante essentielle des opérations militaires. Un scénario d’entraînement typique implique l’utilisation d’un drone d’observation pour localiser un mercenaire dissimulé, suivi d’une neutralisation par un drone FPV équipé d’une charge explosive, illustrant ainsi la réalité du combat moderne, rapporte TopTribune.
Un entraînement quotidien intégré
Ce mode d’entraînement est devenu habituel pour les parachutistes du 1er RCP, avec des séances quotidiennes sous la supervision d’un sous-officier. « Les drones font désormais partie de notre quotidien », constate ce dernier. La 2e Compagnie de combat a ainsi constitué une section dédiée de trente hommes, spécialement formés pour intégrer les drones dans leurs missions d’infanterie. « Nous ne sommes pas des ‘dronistes’, mais des combattants parachutistes spécialisés dans l’utilisation des drones au combat », précise le sous-officier, soulignant leur capacité à opérer à plus de deux kilomètres de distance avec ces appareils.
Une transformation radicale du champ de bataille
Le sous-officier souligne que ces drones, légers et rapides, représentent une « révolution dans le combat du fantassin ». Capables de suppléer un lance-roquettes traditionnel, ces engins de 200 grammes peuvent atteindre des vitesses de 200 km/h et sont conçus pour détruire des cibles à longue distance tout en maintenant une faible empreinte matérielle. « Le danger vient du ciel », avertit-il, nécessitant une adaptation des techniques de combat au sol.
La constitution de cette section a été initiée en novembre 2025, devenant opérationnelle après une période de formation approfondie, comme l’indique le capitaine D, responsable de la communication du régiment. Ce processus de formation a été fortement influencé par les enseignements tirés des conflits récents, notamment en Ukraine, où les drones de combat empêchent l’ennemi d’avancer et modifient les dynamiques de bataille.
La formation a comporté plusieurs phases, dont l’introduction au matériel, l’entraînement technique et le pilotage sur simulateurs, suivies d’exercices pratiques réalisés l’été dernier au Centre national d’entraînement au combat de Mailly-le-Camp. Une évaluation finale a confirmé la pleine opérationnalité de la section. L’objectif futur est d’équiper chaque compagnie de sa propre section de drones, avec une seconde section actuellement en formation.
Opérations en équipe : rôles et missions
La section dédiée aux « drones de combat » est composée de quatre militaires, chacun ayant un rôle spécifique. « Nous ne nous séparons jamais », précise le sous-officier en charge. L’un d’eux, armé d’un fusil de précision, a pour mission de piloter le drone d’observation, qui permet de localiser et surveiller l’ennemi. Le second pilote le drone de combat, utilisant des lunettes immersives 3D pour naviguer efficacement. Un troisième membre veille à la sécurité rapprochée de l’équipe et assure la protection pendant l’opération.
