Cinq mois après la découverte des corps des trois sœurs à Brighton, une enquête conclut à un suicide

Cinq mois après la découverte des corps des trois sœurs à Brighton, une enquête conclut à un suicide

08.10.2026 18:26
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l’essentiel Cinq mois après la découverte de leurs corps au large de Brighton, la mort de trois sœurs britanniques reste entourée de mystère. Une juge d’instruction a conclu jeudi qu’elles avaient mis fin à leurs jours, dans une tragique répétition du destin de leur mère, morte noyée 16 ans plus tôt, rapporte TopTribune.

Les corps des sœurs, âgées de 31, 32 et 36 ans, ont été repêchés après avoir péri dans la nuit du 12 au 13 mai dernier au Royaume-Uni. Une enquête a déterminé qu’elles avaient mis fin à leurs jours, une conclusion qui souligne l’impact tragique de leur passé familial, alors que leur mère avait également perdu la vie par noyade en 2010.

Jane Adetoro, 36 ans, Christina Walters, 32 ans, et Rebecca Walters, 31 ans, résidaient ensemble à Greenford, dans la banlieue de Londres, et menaient « une vie très recluse » selon la juge d’instruction, Penelope Schofield. Les circonstances de leur mort ont suscité une vive émotion au Royaume-Uni et rappellent les défis psychologiques auxquels elles faisaient face.

Un trajet nocturne vers le front de mer

Selon l’inspecteur-chef Mark Cullimore, les trois femmes ont d’abord visité un quartier de Birmingham, proche du lieu de décès de leur mère, avant de se rendre à la plage de Brighton le 12 mai à 22 h 21, heure locale, en taxi. Le chauffeur de taxi a noté l’ambiance silencieuse dans le véhicule, un signe prémonitoire des événements tragiques à venir.

Des caméras de vidéosurveillance ont enregistré les sœurs marchant sur le front de mer dans l’obscurité, leur dernière apparition remonte à 2 h 42 du matin. Les secours de la RNLI (Royal National Lifeboat Institution) et les ambulanciers ont retrouvé leurs corps sur le rivage et en mer.

Des références à l’eau et au suicide retrouvées sur l’ordinateur de l’une des victimes

L’examen de l’ordinateur de Christina Walters a révélé 227 références à l’eau et 179 mentions du suicide, mettant en lumière ses luttes avec l’anxiété et la dépression, exacerbées par le décès de leur mère. En revanche, ses deux sœurs ne semblaient pas suivre un traitement médical particulier.

Les analyses toxicologiques post-mortem ont montré qu’aucune substance d’alcool ou de drogue n’était présente, et aucune violence n’a été décelée.

Lors d’une visioconférence, le père des victimes a exprimé sa douleur face à la perte de ses « trois précieuses filles », partageant son incompréhension quant à leurs actions tout en espérant qu’elles aient retrouvé leur mère « sous la protection éternelle de Dieu ».

La magistrate a reconnu que le motif pour lequel les victimes ont choisi la ville de Brighton pour mettre fin à leurs jours reste un mystère irrésolu. « Il n’appartient pas au tribunal de spéculer et, malheureusement, ces raisons ne seront peut-être jamais connues », a-t-elle conclu.

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