L’inflation dans les 21 nations de la zone euro a atteint 2,8 % en juin 2026, marquant une baisse par rapport au 3,2 % observé en mai, d’après les statistiques finales publiées vendredi par Eurostat. Ces données confirment, sans surprise, les prévisions préliminaires fournies par l’organisme statistique européen en début de mois, rapporte TopTribune.
En ce qui concerne l’évolution mensuelle, les prix ont enregistré un léger recul de 0,1 % en juin, après une hausse équivalente en mai. Cette tendance est conforme aux attentes du marché.
L’analyse par catégorie révèle des insights sur la structure de cette inflation. Les services demeurent le principal moteur de l’augmentation, apportant 1,51 point de pourcentage au taux annuel. L’énergie se classe au deuxième rang, suivie de l’alimentation, de l’alcool et du tabac, ainsi que des biens industriels non énergétiques. Chaque catégorie a donc contribué à l’augmentation générale.
L’inflation « core », qui exclut les éléments les plus volatils comme l’alimentation, l’énergie, l’alcool et le tabac, s’élève à 2,4 % en juin, contre 2,6 % en mai, un chiffre également anticipé par les experts.
Et le reste du monde ?
À l’échelle de l’ensemble de l’Union européenne, le taux d’inflation annuel a suivi une tendance similaire, diminuant de 3,3 % en mai à 2,9 % en juin.
Les disparités entre les États membres sont frappantes. La Suède présente le taux le plus bas, suivie de la Tchéquie et du Danemark. En revanche, la Roumanie enregistre une inflation de 9,2 %, dépassant de loin la Lituanie et la Bulgarie.
Au total, parmi les 27 membres de l’UE, 22 pays ont connu une diminution de leur inflation annuelle par rapport à mai, trois ont maintenu leurs taux stables, et seulement deux ont enregistré une augmentation.
Avec un taux de 2,8 %, la situation reste bien au-dessus de l’objectif fixé par la Banque centrale européenne, qui est de 2 %. Toutefois, cette baisse pourrait réduire la pression sur l’institution de Francfort pour des hausses de taux d’intérêt. Néanmoins, des incertitudes persistent quant à l’évolution à venir, notamment en raison d’une récente escalade militaire au Moyen-Orient, qui, selon Eurostat, suscite des inquiétudes sur la prochaine évolution des prix.