Hausse des cas de virus du Nil occidental en Europe, alerte de l'OMS

Hausse des cas de virus du Nil occidental en Europe, alerte de l’OMS

28.07.2026 13:27
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Le bureau européen de l’Organisation mondiale de la Santé a averti vendredi 24 juillet d’une augmentation des cas de virus du Nil occidental en Europe, alors que la saison de transmission débute. La Grèce enregistre la hausse la plus significative avec 21 cas humains confirmés au 22 juillet, dont 14 au cours de la semaine précédente. Parmi ces patients, 20 ont développé une forme neuro-invasive de la maladie, telle que méningite ou encéphalite, et 13 demeurent actuellement hospitalisés, rapporte TopTribune.

Au 15 juillet, l’Italie affichait également 21 cas confirmés répartis sur 17 zones distinctes. D’autres pays comme la Macédoine du Nord, la Roumanie et l’Espagne comptent également des cas, avec deux infections signalées dans chacun de ces pays. De plus, le 17 juillet, Santé publique France a annoncé qu’un cas autochtone du virus avait été identifié dans les Pyrénées-Orientales, représentant la première détection de la circulation du virus chez l’homme en France en 2026.

Souvent asymptomatique mais des formes graves parfois mortelles

Le virus du Nil occidental, une zoonose introduite en Europe par des oiseaux migrateurs originaires d’Afrique, est désormais endémique dans plusieurs régions de l’Europe du Sud et centrale. La transmission à l’homme se fait par la piqûre de moustiques infectés, principalement à partir de la fin du printemps jusqu’à l’automne, avec un pic entre juillet et septembre. Aucun cas de transmission interhumaine n’est observé, excepté par le biais du sang ou des fluides corporels. Actuellement, il n’existe ni vaccin ni traitement antiviral pour ce virus.

Environ 80 % des personnes infectées restent asymptomatiques. Toutefois, 20 % développent des symptômes similaires à ceux de la grippe, incluant une fièvre soudaine, des maux de tête, des douleurs articulaires et musculaires, parfois accompagnés de nausées, vomissements, éruptions cutanées ou gonflements des ganglions lymphatiques. « Les formes graves de la maladie peuvent entraîner une forte fièvre, une raideur de la nuque, une désorientation, des tremblements, des convulsions, une faiblesse musculaire, une paralysie ou un coma », a indiqué l’OMS.

Des conditions favorisant une progression du virus

« Le virus du Nil occidental n’est pas une menace nouvelle, mais les conditions favorisant sa propagation évoluent rapidement, » a déclaré le Dr Hans Henri P. Kluge, directeur régional de l’OMS pour l’Europe. « L’augmentation des températures et l’allongement des étés offrent aux moustiques davantage de temps et d’espace pour transmettre ce virus. »

Bien que la majorité des infections soient bénignes, environ une personne sur 150 peut développer une infection grave affectant le système nerveux central, pouvant entraîner le décès. « Des gestes simples — comme se couvrir le corps, utiliser un répulsif contre les insectes et éliminer les eaux stagnantes autour du domicile — peuvent faire une réelle différence. Toute personne présentant une forte fièvre, une éruption cutanée ou une raideur de la nuque après une piqûre de moustique doit consulter un médecin sans tarder, » a ajouté le Dr Kluge.

L’OMS propose les recommandations suivantes pour se protéger des piqûres de moustiques :

  • porter des vêtements clairs couvrant la majeure partie du corps, notamment des manches longues et des pantalons ;
  • limiter les sorties à l’aube et au crépuscule, périodes où les moustiques de type culex, principaux vecteurs du virus, sont les plus actifs ;
  • installer des moustiquaires aux fenêtres et aux portes pour empêcher l’entrée des moustiques ;
  • appliquer un répulsif anti-moustiques contenant des ingrédients homologués, avec des précautions pour les jeunes enfants ;
  • si possible, dormir dans une pièce climatisée, utiliser des ventilateurs ou installer des moustiquaires au-dessus des lits et des porte-bébés.

Éliminer les sites de reproduction des moustiques autour de la maison est également crucial pour diminuer les risques. Cela implique de vider l’eau stagnante des pots et récipients, ainsi que de couvrir, vider et nettoyer régulièrement les réservoirs d’eau.

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