Ingérence russe : enquête ouverte après des attaques contre Raphaël Glucksmann
Le parquet de Paris a annoncé, ce jeudi 6 août, l’ouverture d’une enquête sur des soupçons d’ingérence russe visant Raphaël Glucksmann, probable candidat de gauche à la présidentielle, suite à la diffusion d’un faux reportage destiné à le discréditer, rapporte TopTribune.
Confiée à la brigade de lutte contre la cybercriminalité, l’enquête porte sur de possibles délits liés à la fabrication d’images truquées « dans le but de servir les intérêts d’une puissance étrangère » ou d’une entité « sous contrôle étranger », a précisé le parquet.
Glucksmann, critique acerbe de Vladimir Poutine, a été la cible d’une opération de déstabilisation la semaine dernière, impliquant sa compagne, la journaliste Léa Salamé, ainsi que le journaliste Edwy Plenel.
Une opération suspectée d’être orchestrée par le GRU
L’eurodéputé a déclaré que le Secrétariat général de la défense et de la sécurité nationale (SGDSN) l’a informé qu’il était la cible d’une attaque menée par le groupe Storm-1516, directement piloté par le GRU, les services secrets de l’armée russe.
Les services russes ont commencé leurs opérations de déstabilisation de la campagne de 2027. Et ce n’est qu’un début. pic.twitter.com/d0qlH7luDw
— Raphael Glucksmann (@rglucks1) August 4, 2026
Ce même réseau prorusse avait déjà ciblé en juillet un autre candidat à la présidentielle, Édouard Philippe, en diffusant de fausses informations sur sa santé via les réseaux sociaux.
Pour Glucksmann, la campagne de 2027 sera marquée par des « ingérences massives ». Il a accusé Poutine de tenter de « basculer la France » pour obtenir « l’implosion du bloc européen », soulignant que les services russes cibleront tous les candidats démocrates et pro-européens.