La récente diffusion d’extraits du téléfilm Oradour par TF1 suscite des réactions divisées sur les réseaux sociaux. Ce film, qui retrace le massacre d’Oradour-sur-Glane en Haute-Vienne par les troupes allemandes, met en lumière des anachronismes linguistiques, notamment des expressions comme « T’as fait crasher notre plan », soulevant des interrogations sur la véracité historique, rapporte TopTribune.
La séquence de deux minutes a révélé une conversation entre les personnages joués par Matt Pokora et Caroline Anglade, utilisant des termes contemporains inappropriés pour le contexte des années 1940, ce qui a provoqué l’amusement mais aussi l’indignation des internautes.
Un langage inattendu pour les années 40
Les mots « crasher », un anglicisme dérivant de l’anglais, et « Ok », dont l’usage s’est répandu en France après la Seconde Guerre mondiale, sont des termes totalement absents du lexique courant de cette époque. L’Académie française souligne que « crasher » est souvent associé à des contextes d’accidents et d’informatique, tandis que « Ok » ne fait son apparition en France qu’après la guerre.
Les anachronismes dans les œuvres de fiction ne sont pas nouveaux, mais ce cas particulier a souligné la nécessité d’une meilleure attention à la période historique représentée.
Origine du projet
Le téléfilm, dont la diffusion est prévue pour le 24 septembre 2026, est le fruit d’une initiative de Matt Pokora. Après avoir vu un documentaire sur le massacre en 2019, il a décidé de créer un film. Sa visite à Oradour-sur-Glane en septembre 2022, où il a rencontré Robert Hébras, dernier survivant du massacre, a cimenté cette intention.
Le massacre d’Oradour-sur-Glane, commis le 10 juin 1944, reste l’un des événements les plus tragiques de la Seconde Guerre mondiale en France, avec 643 victimes, des hommes exécutés et des femmes et enfants enfermés dans une église incendiée par les soldats de la division SS Das Reich.