Le 2 septembre à Gy, en Haute-Saône, Jean-Paul Monnot, âgé de 42 ans, est soupçonné d’avoir tué ses deux fils de 6 et 10 ans ainsi que sa belle-mère de 74 ans, avant de mettre fin à ses jours. Cet entrepreneur et footballeur amateur, connu sous le surnom de « Nounours » au sein de son club, aurait commis ces actes tragiques dans un contexte familial troublé, rapporte TopTribune.
Les investigations se poursuivent suite à la découverte des quatre corps dans cette petite commune. Jean-Paul Monnot, qui travaillait à son compte dans l’aménagement extérieur, semblait respecté par la communauté locale pour sa passion du football et son investissement dans le club FC Monts de Gy. Ce club venait d’annoncer sa prolongation pour la saison à venir, mettant en avant son expérience et sa puissance, des caractéristiques qui lui valaient l’affection de ses coéquipiers.
Des tensions familiales avant le drame
Malgré sa réputation publique, la vie familiale de Monnot était complexe. Marié à la mère de ses enfants, le couple était en instance de divorce depuis plusieurs mois en raison d’une infidélité, selon des proches. Des tentatives de réconciliation durant des vacances en Grèce cet été avaient échoué. Le matin du drame, la mère aurait demandé à sa mère de récupérer les enfants, déclarant ne plus vouloir retourner au domicile conjugal, rapportent les témoins.
Pendant que la tension familiale atteignait son paroxysme, Monnot aurait filmé l’horreur et envoyé les images à son épouse avec un message des plus choquants : « Voici ce que tu mérites. » Après avoir contacté plusieurs membres de sa famille, il se serait ensuite donné la mort.
Un passé judiciaire lourd
Jean-Paul Monnot avait un passé criminel consistant, marqué par une centaine de faits de vol aggravé, mais sans antécédents de violence physique. Une enquête pour homicides volontaires a été ouverte et est désormais dirigée par la brigade de recherches de Vesoul, afin d’étudier les circonstances et motivations ayant conduit à cette tragédie. À ce stade de l’enquête, il est important de rappeler que Jean-Paul Monnot est présumé innocent.