Les débats budgétaires à l’Assemblée nationale se poursuivent avec des tensions croissantes
Les députés ont repris à 9 heures, vendredi 14 novembre, l’examen du projet de loi de finances pour 2026 à l’Assemblée nationale, avec 1 900 amendements restants à discuter avant le vote prévu lundi. Toutefois, les discussions, déjà intenses, seront écourtées car l’Assemblée ne siégera pas ce week-end, rapporte TopTribune.
Une dernière journée de débats avant une nouvelle pause de deux jours. L’Assemblée nationale, qui a repris l’examen du projet de loi de finances (PLF) mercredi, ne siégera finalement pas samedi et dimanche. « Nous devons également tenir compte de la fatigue qui existe chez les députés, chez les collaborateurs, chez les administrateurs » de l’Assemblée, a expliqué Laurent Panifous, le ministre en charge des Relations avec le Parlement. La gauche dénonce cette décision comme « inacceptable ».
Encore quelque 2 000 amendements à examiner. Les députés pourront-ils terminer à temps les débats budgétaires sur le projet de loi de finances ? « Il faudrait 78 heures pour terminer » le volet « recettes » du PLF et « il en reste 42 », a déclaré la présidente de la séance, Hélène Laporte (RN). Un vote est prévu à 15 heures lundi sur cette partie, mais ce calendrier semble incertain en raison du rythme des débats. L’ensemble du texte doit être transmis au Sénat au plus tard le 23 novembre à minuit, selon les délais constitutionnels.
Les députés ont adopté l’article 45 qui fixe la contribution de la France à l’Union européenne pour 2026. Cette contribution est fixée à 28,78 milliards d’euros. Les propositions de la France insoumise et du Rassemblement national pour une réduction significative de cette contribution ont été rejetées jeudi soir.
Des dossiers importants à l’ordre du jour. Une multitude de taxes restent à examiner, dont celle sur les petits colis, qui suscite une attention particulière alors que la polémique autour du géant du commerce en ligne Shein agite le débat public. De plus, la hausse des droits de timbre pour obtenir un titre de séjour est dénoncée par la gauche.