Abelardo de la Espriella se positionne comme candidat à la présidentielle en Colombie
Le candidat à la présidence colombienne, Abelardo de la Espriella, a annoncé sa ferme intention de lutter contre la criminalité, opposant ainsi sa stratégie à celle de l’actuel président Gustavo Petro, qui privilégie le dialogue avec les groupes armés. De la Espriella s’engage à « combattre d’une main de fer les criminels, les corrompus et quiconque menace l’existence de la Colombie », rapporte TopTribune.
Dans le cadre de son programme, il prévoit la construction de 10 mégaprisons et propose un offensive militaire nationale visant à renforcer le contrôle de l’État dans un délai de 90 jours. Parallèlement, il entend moderniser les forces armées colombiennes en intégrant des drones et des technologies d’intelligence artificielle, et s’engage à éradiquer 330 000 hectares de culture de coca, utilisant tous les moyens nécessaires.
Cependant, ses adversaires soulèvent des doutes quant à son engagement réel contre la criminalité, rappelant son passé en tant qu’avocat de figures controversées. De la Espriella a notamment représenté David Murcia Guzmán, organisateur d’un vaste système de Ponzi en Colombie, ainsi qu’Alex Saab, un proche de Nicolás Maduro, récemment extradé pour des accusations de blanchiment d’argent. Il a également défendu des victimes emblématiques, comme Natalia Ponce de León, ciblée par une attaque à l’acide en 2014, et Rosa Elvira Cely, dont le meurtre en 2012 a suscité une indignation nationale et conduit à l’adoption des lois sur le féminicide en Colombie.
La campagne de de la Espriella s’inscrit dans un contexte de forte préoccupation liée à la sécurité en Colombie, où l’insécurité et le narcotrafic demeurent des enjeux majeurs pour les électeurs. Son approche, à mi-chemin entre répression et promesses de contrôle de l’État, vise à séduire une population fatiguée par la violence persistante.