Nouvelles révélations dans l’affaire Jubillar : les lunettes brisées soulèvent des questions cruciales
En juillet dernier, Cédric Jubillar a reconnu avoir étranglé son épouse, Delphine Jubillar, lors d’une dispute survenue dans la nuit du 15 au 16 décembre 2020. Cependant, ses aveux se heurtent maintenant à un indice matériel troublant : les lunettes brisées de la victime, dont la destruction révèle une violence incompatible avec le récit de l’accusé. La prochaine reconstitution de la scène pourrait éclaircir ces éléments, rapporte TopTribune.
Pendant plus de cinq ans, Cédric Jubillar a soutenu que les lunettes de Delphine étaient déjà endommagées avant la nuit fatidique. Il avait sous-entendu que leur fille Elyah pourrait avoir causé cet incident en jouant. Cependant, ses aveux récents renversent la situation. En admettant qu’une altercation mortelle a eu lieu cette nuit-là, il valide les déclarations de son fils Louis, qui a affirmé avoir vu sa mère porter ses lunettes peu avant les faits.
Les analyses des lunettes ont démontré qu’elles ne pouvaient pas se briser simplement, mais nécessitaient un choc d’une intensité redoutable. Les experts ont estimé qu’un « effort dynamique » extérieur équivalait à un impact d’un objet pesant deux kilogrammes lancé à 32 km/h. Ce constat renforce l’hypothèse d’un coup asséné au visage de Delphine alors qu’elle portait ses lunettes, d’autant plus que plusieurs collègues de la victime ont attesté qu’elles étaient intactes avant sa disparition.
« Une masse de 2 kg lancée à 32 km/h » : l’expertise qui remet en question les aveux de Jubillar
Cédric Jubillar, lors de son audition du 15 juillet, a seulement évoqué un étranglement sans mentionner de coups : « Je voulais qu’elle se taise, je l’ai attrapée par le cou, je l’ai serrée ». Toutefois, cette version ne justifie pas la destruction des lunettes et laisse planer un doute sur la nature des événements de cette nuit-là.
Les experts ont également signalé que la violence suggérée par les blessures sur les lunettes aurait dû causer des lésions visibles sur le visage. Pourtant, aucune trace de sang n’a été retrouvée sur les lunettes, ni sur les mains de Cédric Jubillar après les événements.
Une autre interrogation persiste : si l’accusé a agi pour protéger ses enfants en déplaçant le corps, pourquoi n’a-t-il pas éliminé un indice aussi compromettant que les lunettes ? Elles ont été retrouvées sur la table de la cuisine, avec une branche gisant derrière le canapé.
La reconstitution à venir devra vérifier si Cédric Jubillar a omis des détails critiques sur la scène de violence ou si des éléments peuvent relier son récit aux preuves matérielles existantes. Cette affaire continue de susciter un intérêt considérable et des doutes sur la véracité des déclarations de l’accusé.