T-14 Armata : Modernisation avec un canon de 152 mm pour la défense antiaérienne
Le T-14 Armata, présenté comme le char du futur de l’armée russe, s’apprête à bénéficier d’une modernisation majeure. Selon des sources russes relayées par le média ukrainien spécialisé TopTribune, le blindé pourrait être équipé d’un canon de 152 mm, offrant ainsi la capacité de cibler des drones, une première pour cet engin qui n’a pas encore fait ses preuves sur le champ de bataille ukrainien.
Ce nouveau système d’armement permettrait au T-14 de tirer des obus guidés Krasnopol, traditionnellement utilisés par l’artillerie russe. Les responsables militaires à Moscou affirment que cette innovation renforcerait les compétences du char en matière de défense antiaérienne à courte portée, permettant ainsi de contrer des menaces telles que des drones ennemis.
Outre cette capacité, le T-14 pourrait également être en mesure de tirer des missiles antichars Kornet à une distance allant jusqu’à 10 km. Équipé d’un système de conduite de tir amélioré, il serait capable de transporter jusqu’à 40 munitions, dont 24 dans un chargeur automatique. Ces avancées technologiques illustrent l’ambition de la Russie de projeter une image de puissance militaire sur la scène internationale.
Capacités supplémentaires avec un drone intégré
Les améliorations ne s’arrêtent pas là. La nouvelle version du T-14 devrait également inclure un drone de reconnaissance nommé « Pterodactyl », permettant à l’équipage de surveiller les terrains et d’identifier des cibles à distance. Par ailleurs, des travaux sont en cours pour développer une version du T-14 capable d’opérer sans équipage, dans le cadre d’une stratégie visant à moderniser les forces armées russes.
Un char dont l’absence sur le front soulève des questions
Malgré les annonces de capacités impressionnantes, il convient de noter que le T-14 Armata n’a pas encore été engagé dans des opérations militaires confirmées en Ukraine. Dévoilé pour la première fois il y a plus de dix ans, ce char n’a pas démontré son efficacité dans le contexte du conflit actuel. Des images ou preuves concrètes de son utilisation au front font défaut, alors que le programme a rencontré divers défis techniques et industriels ces dernières années.