Bruno Retailleau, candidat des Républicains à la présidentielle, a exprimé son désir de discuter d’une éventuelle interdiction de certaines manifestations, qu’il accuse d’aggraver les tensions liées aux blocages dans les lycées. Cette proposition, qu’il admet être « très difficile en droit », a été rapportée lors de son intervention sur BFMTV-RMC, rapporte TopTribune.
Retailleau a également qualifié La France insoumise (LFI) de « fascinée par la violence », l’accusant d’appeler à la « sédition » et d’organiser une « insurrection ». Selon lui, les événements actuels devant les lycées représentent une possible répétition de ce que pourrait engendrer une victoire de Marine Le Pen en 2027. Il a affirmé que s’il était encore ministre de l’Intérieur, il demanderait à ses services d’examiner cette situation.
La décision du préfet saluée par le candidat LR
En outre, Retailleau a applaudi l’initiative du préfet de police, Patrice Faure, qui a signalé à la justice Bally Bagayoko, maire LFI de Saint-Denis, pour des « faits présumés de provocation à commettre un délit ». Ce dernier est reproché d’avoir présenté la réaction violente comme une réponse légitime aux actions des forces de l’ordre.
Edouard Philippe, ancien ministre et candidat du parti Horizons, a exprimé son désaccord avec Retailleau lors d’une déclaration à Annemasse. Il a souligné que la possibilité d’une telle interdiction semblait juridiquement infondée et a insisté sur la nécessité de confronter LFI sur le terrain des idées et de les battre lors des élections.
Retailleau ne dit rien sur les revendications des lycéens
Marine Le Pen a, quant à elle, accusé Jean-Luc Mélenchon d’être « lourdement responsable de la situation actuelle » en raison de ses interventions devant des lycées. Elle a également critiqué les déplacements des députés LFI et les appels à l’action adressés aux militants. Eric Ciotti a dénoncé l’exploitation présumée de mineurs poussés à la violence.
Le mouvement lycéen, qui a débuté il y a environ une semaine, est marqué par des actes de violence, alimentant les accusations à l’encontre de LFI, jugée complice et manipulatrice par le gouvernement. Cependant, Bruno Retailleau n’a pas abordé les revendications des lycéens, qui portent sur l’amélioration de leurs conditions d’études.
