Jordan Bardella, président du Rassemblement national, fait face à des accusations d’antisémitisme lancées par Mediapart, ce qu’il réfute catégoriquement. Ses adversaires politiques, dont Olivier Faure, secrétaire général du Parti socialiste, le qualifient de menteur. « Il ment. Et donc, on a là un double sujet, son antisémitisme et le mensonge en politique. Les deux ne pardonnent pas », a déclaré Faure ce vendredi sur RTL, rapporte TopTribune.
Faure a suggéré que Bardella aurait pu adopter une défense différente en reconnaissant ses erreurs passées, ce qui, selon lui, le disqualifie pour un éventuel poste de Premier ministre en cas de victoire du RN en 2027.
Un « doute sur sa capacité » politique
De son côté, le ministre de la Justice, Gérald Darmanin, a vivement critiqué Bardella, affirmant qu’il « ment éhontément » et que ses précédentes affiliations politiques soulèvent des interrogations sur son intégrité. Il a déclaré « assez évident » qu’un militant de 17-18 ans du Front national « qui aime Alain Soral […] ait été antisémite ». Darmanin a également exprimé ses doutes concernant la capacité de Bardella à assumer des responsabilités politiques futures.
Les accusations reposent sur des captures d’écran de messages antisémites, prétendument envoyés par Bardella sur Messenger en 2013. Mediapart a révélé qu’un utilisateur a demandé à Meta, la maison-mère de Facebook, de télécharger cette conversation, dont l’authenticité a été vérifiée par un huissier. Les éléments biographiques fournis par l’utilisateur, tels que la mention de la naissance italienne de sa mère et une interview accordée au Parisien en 2013, corroborent l’identité de Bardella.