Yaël Braun-Pivet plaide pour la modulation des frais d'inscription à Toulouse dans un contexte de hausse des coûts

Yaël Braun-Pivet plaide pour la modulation des frais d’inscription à Toulouse dans un contexte de hausse des coûts

17.09.2026 21:16
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La présidente de l’Assemblée nationale, Yaël Braun-Pivet, a été l’invitée d’honneur de la rentrée solennelle de l’Université Toulouse-Capitole, jeudi 17 septembre, à Toulouse. Cette cérémonie a été l’occasion d’aborder la question des frais d’inscription en hausse pour les étudiants étrangers extracommunautaires ainsi que celle du financement des universités, rapporte TopTribune.

« Les politiques doivent continuer à avoir des échanges avec les étudiants »

Dans le cadre de son intervention, Yaël Braun-Pivet a souligné l’importance du lien entre le monde politique et les étudiants. « Les étudiants de ce Parlement, qui font vivre les questions démocratiques en réalisant des simulations de débats, m’ont invitée et c’est important d’avoir ce lien dans les universités, que les politiques continuent à y aller et à avoir des échanges avec les étudiants, quelle que soit la période », a-t-elle déclaré lors d’un point presse à l’Arsenal.

1,5 milliard d’euros supplémentaires pour les universités

La question du budget des universités demeure un sujet controversé. En effet, le ministre de l’Enseignement supérieur, Philippe Baptiste, a proposé de réfléchir à des mécanismes financiers imposés aux étudiants qui peuvent se le permettre. Cette initiative pourrait générer 1,5 milliard d’euros de recettes supplémentaires pour les universités, reposant sur une multiplication par cinq des frais d’inscription pour les étudiants extracommunautaires. Yaël Braun-Pivet a exprimé son soutien pour une « modulation » des tarifs, affirmant qu’il ne faudrait pas que des étudiants étrangers soient dissuadés de venir étudier en France.

« On expérimente la modulation des frais à l’université »

Le président de l’Université Toulouse-Capitole, Hugues Kenfack, a également exprimé son soutien à cette approche. « Nous avons expérimenté la modulation au sein de notre établissement. En fonction du revenu des parents, c’est une piste significative. Elle est déjà mise en œuvre par les grandes écoles et se montre efficace. Cependant, il est crucial de préciser que modulation ne signifie pas que les étudiants boursiers devront payer. Ceux qui se situent dans des catégories intermédiaires et paient actuellement des frais élevés pourraient bénéficier d’une réduction grâce à cette modulation. Les étudiants ont la possibilité de demander une exonération auprès du président de l’université », a-t-il ajouté.

L’Université Toulouse-Capitole compte actuellement un taux de boursiers de 31 % parmi ses 22 000 étudiants, et avec un corps professoral de près de 800 enseignants et chercheurs, elle délivre chaque année 255 diplômes.

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