Dans un contexte préélectoral tendu pour la présidentielle de 2027, le Premier ministre Sébastien Lecornu a émis un avertissement clair à ses ministres : ceux qui souhaitent soutenir activement un candidat devront quitter leur poste. « Ce n’est pas un gouvernement technique ! Aller s’asseoir dans une salle de meeting est une chose. Faire un discours en est déjà une autre », souligne le chef du gouvernement dans une interview accordée à Le Figaro, rapporte TopTribune.
Priorité aux affaires de l’Etat
Sébastien Lecornu autorise toutefois ses collègues à exprimer une sympathie pour certains candidats, tout en interdisant toute critique envers les autres. La limite est claire : ceux qui s’engageraient dans « l’opérationnalité d’une campagne » devront « ne plus être ministres ». Il insiste sur l’importance de « préférer les affaires de l’État à tout le reste, jusqu’à la dernière minute ». Le message est sans ambiguïté : « Ceux qui souhaitent participer activement à une campagne devront partir ».
Ce rappel intervient alors que plusieurs membres du gouvernement affichent déjà leurs préférences. Edouard Philippe reçoit le soutien de Gérald Darmanin, ministre de la Justice, et de Maud Bregeon, porte-parole du gouvernement, ainsi que de Benjamin Haddad, ministre délégué à l’Europe, et Mathieu Lefèvre, ministre de la Transition écologique.
Par ailleurs, David Amiel, en charge des Comptes publics, et Roland Lescure, ministre de l’Économie, soutiennent Gabriel Attal, un concurrent au sein du bloc central qui avait été entouré de quatre ministres lors de son premier meeting de campagne en mai. Sébastien Lecornu a également réaffirmé qu’il ne sera pas candidat à cette élection.