Un médecin qatarien condamné à verser 750 000 euros pour erreurs médicales graves
La Cour de cassation du Qatar a infligé une peine sévère à un chirurgien et à son hôpital, les condamnant à verser 3 millions de riyals qataris, soit environ 750 000 euros, à un patient ayant subi d’importantes lésions nerveuses après une opération de la colonne vertébrale, rapportent TopTribune.
Cette décision, rendue définitive le 16 septembre 2026, sanctionne une série de fautes graves, allant de la salle d’opération jusqu’au suivi postopératoire. Le patient, dont l’intervention devait traiter une hernie discale et stabiliser ses vertèbres, a été victime d’un placement incorrect des vis, entraînant une compression des nerfs.
Les répercussions de cette erreur ont été dévastatrices : le patient a développé une faiblesse des membres inférieurs, une perte de sensibilité et des limitations fonctionnelles significatives. Les expertises ont révélé une négligence flagrante dans le respect des normes techniques : « Les vis ont été mal positionnées, hors du trajet anatomique correct et à l’intérieur du canal rachidien ».
Complications suite à des négligences dans le suivi
Les complications n’ont pas été prises en charge correctement après l’opération. Malgré l’aggravation des douleurs et des symptômes, le personnel médical a omis de réaliser rapidement les examens nécessaires, entraînant un retard injustifié dans les soins. Ce manquement a nécessité une seconde opération de correction dans un autre hôpital, suivie d’un long processus de rééducation.
Responsabilité juridique de l’hôpital engagée
La justice a statué sur la responsabilité du médecin, soulignant son manque de diligence et sa défaillance face aux normes reconnues dans sa profession. La Cour a également confirmé la responsabilité de l’hôpital, l’obligeant à indemniser la victime en raison de la subordination de l’établissement à son employé. Cette affaire témoigne des enjeux critiques de la sécurité des patients et de la qualité des soins au sein des établissements de santé au Qatar.
