Le 7 juin 2023, lors d’une représentation de la comédie musicale « We Will Rock You » au London Coliseum, une spectatrice de 51 ans, Kirsty O’Donnell, a été étranglée par son voisin de siège, un ancien millionnaire de 75 ans au passé criminel, qui vient d’être condamné à deux ans de prison ferme, rapporte TopTribune.
La scène s’est tragiquement interrompue lorsque la critique de théâtre Lizzie Loveridge, compagne de l’agresseur, a demandé de manière agressive à O’Donnell et son amie de se taire. En réponse à cette provocation, la victime a simplement fait remarquer que c’était impoli. L’agresseur a alors répliqué avec une extrême violence, serrant le cou de O’Donnell pendant trois à cinq secondes.
Identifié grâce aux réseaux sociaux, Malcolm Potier a nié son acte en prétendant qu’un autre individu l’avait remplacé ou qu’une blessure à la main l’empêchait d’agir. Sa compagne, dans sa critique après le spectacle, a choisi de passer sous silence l’agression en s’attaquant aux spectateurs ayant partagé leur voix.
Un passé criminel terrifiant
Derrière cet incident se cache un passé sombre. Dans les années 1980, Potier était un géomètre prospère ayant même tenté d’acheter l’île écossaise de Gigha. Ruiné, il a fui en Australie sous un faux passeport après avoir été emprisonné pour diverses infractions. En prison, il a tenté à deux reprises d’organiser l’assassinat de son ancienne partenaire, ce qui lui a valu plusieurs années supplémentaires de réclusion. L’un de ses complots comprenait des instructions précises pour simuler un accident mortel, démontrant son inclination pour la violence.
Le courage de la victime
Lors de l’audience, la juge Dafna Spiro a qualifié la réaction de l’accusé de disproportionnée par rapport à la source du conflit. Elle a souligné le schéma récurrent de domination et d’absence de responsabilité observable dans ses crimes. Malgré sa peur de témoigner contre un homme aussi dangereux, Kirsty O’Donnell a insisté pour se présenter devant le tribunal. Elle a affirmé sa détermination à ne pas laisser la peur entraver ses actions, déclarant qu’elle faisait face à un individu ayant fait preuve d’une capacité extrême à la violence. L’accusé est désormais soumis à une ordonnance de restriction pour interdire tout contact avec la victime.