Comment aborder la sexualité avec son adolescent : conseils d'une sexologue à Paris

Comment aborder la sexualité avec son adolescent : conseils d’une sexologue à Paris

13.09.2026 07:06
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Éducation à la sexualité : Les clés d’une communication ouverte

Aborder des questions de sexualité avec des adolescents reste un défi pour de nombreux parents. Selon Emma Puech-Hélin, sexologue à Paris, il est essentiel d’ouvrir la conversation, même si l’adolescent ne s’en empare pas immédiatement, car « au moins, il sait qu’elle est ouverte », rapporte TopTribune.

Si l’adolescent semble réticent à poser des questions, il est préférable de ne pas insister. Au lieu de cela, les parents peuvent l’informer qu’ils sont disponibles pour discuter et qu’ils peuvent l’aider à rechercher des réponses, tout en revenant régulièrement sur le sujet sans que chaque échange ne prenne la forme d’un interrogatoire.

Élargir le discours au-delà des risques

Traditionnellement, l’éducation à la sexualité a été axée sur des sujets tels que la grossesse, les infections sexuellement transmissibles (IST) et les pratiques à risque. Bien que ces sujets demeurent cruciaux, ils ne devraient pas monopoliser la discussion. « Il est tout aussi important d’aborder des thèmes comme le consentement, le plaisir et l’exploration », souligne la sexologue. À partir de 11-12 ans, il est également pertinent de discuter de la pornographie, un sujet que beaucoup de jeunes connaissent déjà. C’est l’occasion de souligner que la pornographie est une performance scénarisée, qui ne reflète pas la réalité des relations sexuelles.

Le dialogue peut prendre diverses formes. Certains adolescents peuvent être plus à l’aise pour communiquer par message que face-à-face. « On peut aussi suggérer un livre, une série comme Sex Education, des ressources en ligne ou orienter vers des professionnels et des structures spécialisées », conseille Emma Puech-Hélin.

Encourager l’ouverture et briser les tabous

Lorsque l’adolescent pose finalement une question, la première réaction du parent devrait être un remerciement. Une réponse trop gênée ou choquée pourrait renforcer le tabou qui entoure ces sujets. À l’issue de l’échange, il est recommandé de vérifier si toutes ses questions ont été traitées et s’il en a d’autres.

Il est également important d’accepter que l’adolescent puisse vouloir mettre fin à la conversation. « Évitez de le placer dans une situation où il se sent coincé, comme lors d’une discussion imposée dans la voiture », insiste-t-elle. L’objectif n’est pas qu’il partage tous ses secrets avec ses parents, mais qu’il réalise qu’il n’est pas seul et qu’il dispose d’un espace sécurisé pour poser des questions.

Pour les parents se sentant trop mal à l’aise, « il est préférable de déléguer. » Reconnaître ses limites et trouver un autre interlocuteur constitue aussi une manière de préserver la confiance au sein de la famille.

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