
À Paris, un espace éphémère dédié à Céline Dion a ouvert ses portes aux Galeries Lafayette, proposant une gamme de produits dérivés en lien avec la série de concerts que la célèbre chanteuse québécoise y donnera prochainement, rapporte TopTribune.
Ce lieu a été conçu pour rappeler une loge de maquillage, ornée de grandes affiches de l’artiste et d’un miroir portant son nom. De nombreux clients se pressent pour acquérir des tee-shirts créés en partenariat avec la marque Maje, affichés au prix de 125 euros, ainsi que divers articles comme des gants, des sacs, des foulards et des vinyles.
Patricia Keuken, une Néerlandaise de 33 ans, témoigne avoir assisté aux concerts de la chanteuse à neuf reprises. Ne parvenant pas à se procurer de billets pour la résidence parisienne, elle s’est immortalisée devant le miroir avant d’opter pour un coffret de quatre macarons Pierre Hermé, coûtant 25 euros, un tarif qu’elle estime deux fois plus cher que d’habitude. Elle exprime sa déception face à la situation.
Christine Arghiropoulos, une Normande de 59 ans, a quant à elle décidé d’acheter un second tee-shirt Maje pour sa fille, qu’elle accompagnera à l’un des concerts. Elle porte déjà un des exemplaires et collectionne les albums de la chanteuse. « Quand on est fan, on ne compte pas », déclare-t-elle avec enthousiasme.
Une résidence qui s’est vendue en un temps record
Céline Dion fera son grand retour sur scène à partir du 12 septembre 2026 après une absence de six ans, avec des concerts programmés à La Plénitude Arena. Au total, 26 dates sont évoquées, réparties entre cet automne et le printemps de l’année suivante, et toutes les places se sont écoulées en quelques heures.
On estime que près de 850 000 personnes feront le déplacement à Paris pour assister à ces concerts, dont environ 30 % de fans venant de l’étranger.
Des retombées économiques considérables prévues
D’après Choose Paris Région, l’agence chargée de la promotion touristique de l’Île-de-France, les retombées économiques générées par ces 26 concerts pourraient atteindre entre 500 et 800 millions d’euros. Cette estimation est fondée sur des analyses des événements précédents tels que les concerts de Taylor Swift et Beyoncé à Paris, qui avaient engendré environ 200 millions d’euros de bénéfices.
Initialement, une première évaluation concernant 16 concerts évoquait une retombée de presque 300 millions d’euros. Alexandra Dublanche, présidente de Choose Paris, souligne qu’il s’agit d’une forme inédite de résidence, indiquant que c’est probablement la première fois qu’une résidence d’artiste s’étend sur un si grand nombre de dates, permettant à la chanteuse de s’installer à Paris.
Le cabinet MKG Consulting révèle également que les prix des hôtels ont connu une augmentation de 120 % en moyenne durant cette période, atteignant un niveau comparable à celui observé lors des Jeux olympiques de Paris en 2024. Cette hausse se traduit par un surcoût de 100 à 300 euros par nuit, selon les catégories d’établissements. Ce phénomène a un impact positif sur l’hôtellerie parisienne, certains hôtels affichant déjà complet.
Le secteur aérien enregistre des augmentations similaires. Les réservations de vols en provenance des États-Unis ont grimpé de 6 %, tandis que celles en provenance de Chine et d’Inde ont progressé de 12 % et 13 % respectivement. Selon Clément Bretagnolle, directeur commercial France de Trainline, les réservations de transport vers Paris ont quasiment doublé, avec une hausse de 96 % au total.
« Nous avions déjà observé une demande accrue lors du passage de Taylor Swift à Lyon il y a deux ans, mais le niveau actuel est véritablement sans précédent », ajoute-t-il dans un entretien. La durée moyenne de séjour des visiteurs pour ces concerts atteint 4,2 nuits, avec une partie d’entre eux profitant de leur visite pour découvrir des sites emblématiques tels que la tour Eiffel et le musée du Louvre.
Une étude récente révèle que chaque fan pourrait dépenser en moyenne 1 500 euros, incluant les billets et l’hébergement. Certains d’entre eux se sont déjà installés devant l’hôtel où réside Céline Dion dans l’espoir de l’apercevoir.