
Une affaire aux allures de feuilleton a captivé l’attention du public : l’arrestation de Marie-Thérèse Ross-Mahé par le service de l’immigration américain ICE (Immigration and Customs Enforcement) a suscité de nombreuses interrogations et débats. Cette octogénaire française a été interpellée dans des circonstances troublantes, possiblement en lien avec une dispute familiale autour d’un héritage. Les événements incluent une enquête demandée et mettent en lumière les conséquences néfastes des conflits familiaux ainsi que l’influence potentielle de réseaux professionnels, rapporte TopTribune.
Une romance qui se transforme en affaire judiciaire
Marie-Thérèse Ross-Mahé, âgée de 85 ans, est une veuve originaire de France ayant choisi de s’installer en Alabama suite à son mariage avec Bill Ross, un ami d’enfance et ancien militaire américain. Ce mariage, qui a eu lieu en 2025, a été de courte durée, Bill Ross s’étant éteint subitement de causes naturelles au début de 2026. En l’absence de testament, le partage du modeste héritage constitué de biens en Alabama a engendré des tensions au sein de la famille recomposée. Conformément aux lois locales, Marie-Thérèse avait droit à 50 % des avoirs de son défunt époux.
Dans la nuit du 1er avril 2026, elle a été interpellée par l’ICE, accusée d’avoir dépassé la validité de son visa de quatre mois. D’après Slate, après son arrestation, elle a été transférée en Louisiane, loin de son domicile en Alabama, ce qui a soulevé des allégations d’abus de pouvoir, notamment à l’encontre de son beau-fils, un ancien policier de l’État travaillant au sein d’un tribunal fédéral à Anniston.
L’enquête sur l’héritage troublé
Les fils de Bill Ross, dont l’un est mentionné dans les documents judiciaires, auraient essayé de résoudre le conflit de manière amiable en proposant une compensation financière à Marie-Thérèse en échange de son renoncement à ses droits sur l’héritage, offre qu’elle aurait décliné. Ce refus n’aurait pas été bien reçu et pourrait avoir conduit à des actions peu conventionnelles. La juge Shirley A. Millwood, responsable de la succession dans le comté de Calhoun, a exprimé des réserves quant à l’implication du beau-fils, soupçonnant qu’il ait exploité son réseau pour influencer l’arrestation. En conséquence de ces allégations, une enquête fédérale a été ordonnée, et la juge a aussi sollicité la nomination d’un administrateur indépendant pour gérer les biens en question.
Le beau-fils, dont le passé professionnel et les relations actuelles sont sous le microscope, conteste toute ingérence dans les événements. Selon les témoignages chronologiques disponibles, il aurait été informé, la veille de l’arrestation, d’une opération imminente et aurait reçu une confirmation par SMS seulement une heure après l’incident.