Succession à la Maison-Blanche : les républicains en déroute, la lutte pour 2028 s'intensifie

Succession à la Maison-Blanche : les républicains en déroute, la lutte pour 2028 s’intensifie

05.11.2026 12:56
2 min de lecture

Deux ans avant la présidentielle américaine, la défaite des républicains aux élections de mi-mandat bouleverse le paysage politique et les ambitions des prétendants à la Maison-Blanche. Alors que les démocrates voient une multiplication de candidats potentiels, la position de J. D. Vance, vice-président et héritier présumé de Donald Trump, se fragilise, rapporte TopTribune.

Suite à la défaite marquée des républicains et du président Donald Trump, mardi dernier, les États-Unis se tournent déjà vers la présidentielle de 2028. À deux ans de l’échéance où Donald Trump doit quitter la Maison-Blanche, aucun candidat évident ne se démarque chez les deux grands partis. Traditionnellement, le vice-président est le candidat de son camp lorsque le président ne peut pas se représenter. Cependant, J. D. Vance a récemment été désavoué par Trump, qui a attribué la défaite républicaine à la guerre en Iran. Interrogé sur ses intentions pour 2028, Trump a déclaré : « Il peut y avoir beaucoup de candidats. Peut-être qu’il ne se présentera pas… »

Les démocrates face à la guerre des gauches

Divers candidats émergent chez les démocrates. Gavin Newsom, gouverneur sortant de Californie, est l’un des plus en vue. Bien qu’il ne se représente pas, il défend une ligne résolue face à Trump et a récemment proposé un redécoupage électoral en réponse aux stratégies républicaines au Texas. Toutefois, son ancrage progressiste californien pourrait jouer contre lui.

De son côté, Josh Shapiro, élu avec une large majorité en Pennsylvanie, a mis en avant ses succès au Congrès tout en esquivant les questions sur ses ambitions en 2028. D’autres gouverneurs, tels que JB Pritzker et Wes Moore, se positionnent également comme des prétendants sérieux. Jon Ossoff, réélu en Géorgie avec le soutien de Barack Obama, nie pour l’instant vouloir se lancer, même si son profil semble séduire aussi bien l’aile modérée que plus radicale du parti. Cory Booker, avec plus de 20 millions de dollars sur son compte de campagne, prône la transformation de la victoire en un « mouvement ». Des figures comme Kamala Harris et Pete Buttigieg continuent d’être mentionnées dans les discussions.

Alexandria Ocasio-Cortez incarne une voie plus à gauche, plaidant pour des mesures contre les inégalités. Elle a ajusté ses positions récemment. Pour les démocrates, la question est de savoir si les électeurs ont soutenu un programme ou simplement rejeté Trump. Les succès d’Abdul El-Sayed au Michigan, qui devient le premier sénateur musulman, sont vus comme un atout pour l’aile progressiste, tandis que les victoires de Shapiro et d’Ossoff renforcent les partisans d’une stratégie centriste. L’enjeu principal est d’éviter une guerre interne entre les différentes factions.

Chez les républicains, le bilan et le poids de Trump

Au sein du parti républicain, la figure de J. D. Vance demeure centrale, mais l’impact de la guerre en Iran complique son ascension. Son message de revenir à « America First » et d’améliorer le pouvoir d’achat ne suffit pas à le dégager de l’ombre de Trump, qui ne le considère plus comme son successeur. Marco Rubio, secrétaire d’État de 55 ans, reste un prétendant, mais son image sera inévitablement liée à celle de Trump. Ron DeSantis, gouverneur de Floride, tente de mettre en avant les succès de son État tout en comparant la défaite nationale à un impact météoritique.

Ted Cruz envisage également une nouvelle candidature après sa tentative infructueuse en 2016. Nicky Haley, ancienne ambassadrice à l’ONU, est également citée parmi les potentiels candidats. Certains murmurent le nom de Tucker Carlson, ancien journaliste de Fox News, soutenu par des figures conservatrices. Même Donald Trump Junior a laissé entendre qu’aucune option n’est écartée. Cependant, jusqu’ici, aucun candidat n’a officiellement annoncé sa candidature, car l’influence de Trump reste significative, surtout qu’il est écarté d’un troisième mandat par la Constitution.

Laisser un commentaire

Your email address will not be published.

Dernières nouvelles

À NE PAS MANQUER