Bien qu’Emmanuel Macron ne se présente pas à la prochaine élection présidentielle, il appelle les candidats à travailler ensemble dans une « logique de coalition » avant le scrutin, en particulier entre Raphaël Glucksmann et David Lisnard. Le président sortant se positionne en tant que garant de la qualité du processus électoral qui aura lieu au printemps, tout en étant inquiet à l’idée d’un possible duel entre La France Insoumise et le Rassemblement National, comme le montrent les résultats des sondages indiquant que Jean-Luc Mélenchon pourrait accéder au second tour face à Marine Le Pen, rapporte TopTribune.
« Une logique de coalition »
Les remarques d’Emmanuel Macron, bien que non officielles, visent à influencer la campagne électorale. Selon un proche, il estime que « sur l’Europe, l’État de droit, l’économie de marché, le rejet des extrêmes, ce qui unit de Lisnard à Glucksmann est plus fort que ce qui divise ». Dans ce contexte de tripartition politique, ces forces doivent assumer la nécessité de collaborer dès maintenant dans un schéma de coalition.
La question se pose désormais : qui guidera cette coalition vers les élections ? Il leur sera indispensable de trouver un « mode de départage ». Ce point est crucial, car jusqu’à présent, toutes les initiatives visant à favoriser une union ont échoué, qu’il s’agisse de Glucksmann, Lisnard, Gabriel Attal ou Edouard Philippe, anciens Premiers ministres sous Emmanuel Macron, ainsi que Bruno Retailleau à droite.
Une volonté de rupture
Certains membres du camp présidentiel reprochent à Emmanuel Macron de ne pas avoir concrètement tenté de former une coalition semblable à celles établies dans d’autres pays européens comme l’Allemagne ou l’Italie, où différentes forces politiques prennent le temps de négocier un programme commun. En proposant désormais cette solution, le président risque de ne pas être entendu, tant les candidats souhaitent affirmer une rupture claire avec son mandat.
« Le sujet n’est pas ‘Macron ou pas Macron’ », répond l’interlocuteur du président, ajoutant qu’il « assume seul son bilan », laissant ainsi les candidats libres de s’en distancier.
