Coup de théâtre au Parti socialiste, ce mercredi 16 septembre. Alors que la liste des candidats officiellement autorisés à concourir au sein de la primaire de la gauche a été révélée par le bureau national dans la matinée, ce dernier a annoncé que le député PS de l’Eure, Philippe Brun, a finalement été écarté, rapporte TopTribune.
En effet, Philippe Brun a été suspendu à titre conservatoire du Parti socialiste, rendant impossible sa candidature. Cette suspension fait suite à des « faits graves susceptibles de relever du pénal », en lien avec une ancienne collaboratrice, qui ont conduit les instances du parti à prendre cette décision. Ainsi, à date, il ne fait plus partie de la liste.
Les candidats qui vont se départager les 9-10 et 16-17 octobre
Ne restent donc plus que cinq figures politiques sur les starting-blocks pour être désignées comme le ou la candidate de la gauche, hors La France insoumise, le Parti communiste et Les Verts :
- Olivier Faure (PS)
- Jérôme Guedj (PS)
- Ségolène Royal (PS)
- Raphaël Glucksmann (Place publique)
- Emmanuel Maurel (Gauche républicaine et socialiste – GRS)
Le Parti socialiste ne transige ni sur la défense des droits des femmes, ni sur l’exemplarité qui doit être la sienne.
Tous les socialistes affirment avoir réuni les parrainages requis pour participer à cette primaire, prévue les 9-10 et 16-17 octobre 2026 par scrutin électronique. Parmi les critères nécessaires pour participer : avoir les signatures de 15 membres du conseil national du PS, ou de 10 parlementaires, ou de 50 conseillers régionaux ou départementaux sur huit départements et trois régions, ou de 50 maires répartis sur trois régions.
Trois débats télévisés prévus
Les volontaires avaient jusqu’à mardi 15 septembre 2026 à minuit pour déposer leur candidature. Ils pourront se départager via trois débats télévisés, le 23 septembre sur LCI, le 1er octobre sur France 2 et le 4 octobre sur BFMTV.
Pour participer au vote, lorsqu’on n’est pas adhérent à l’un de ces partis, il faudra s’acquitter du tarif controversé de 15 euros, ou de 10 euros sous conditions de revenus.
Les candidats déchus
Hormis Philippe Brun, qui assurait pourtant avoir les parrainages nécessaires, l’ancien maire de Châteaudun (Eure-et-Loir) Fabien Verdier a lui aussi été mis de côté, ne parvenant pas à les obtenir. Quant au député ex-LFI François Ruffin, qui espérait pouvoir rejoindre la primaire, il a jeté l’éponge, après le refus de Raphaël Glucksmann de le voir y participer.
Vous aviez une chance de vous élargir, vous vous rétrécissez. Vous aviez une chance de faire une grande primaire, vous la transformez en primaire bunker.
De même, le banquier d’affaires Matthieu Pigasse, qui a un temps envisagé d’y participer, a lui aussi affirmé dimanche à la Fête de l’Humanité s’être retrouvé face à un « bunker dans lequel personne ne peut entrer ».
À l’inverse, deux autres socialistes, l’ancien président François Hollande et le maire de Saint-Ouen (Seine-Saint-Denis) Karim Bouamrane, prétendants plus ou moins déclarés à la présidentielle, refusent d’y concourir.
Avec AFP