Lors d’une interview diffusée sur BFMTV mardi soir, l’ancien président français François Hollande a abordé sa relation avec Emmanuel Macron, en minimisant tout ressentiment. « C’est vrai qu’il a pris sa liberté », a-t-il reconnu concernant son successeur à l’Élysée. Cependant, il a également déclaré ne ressentir aucune rancune ni désir de vengeance. Hollande a admis que la candidature de Macron, ancien ministre de l’Économie, avait été un coup dur pour sa propre campagne, rapporte TopTribune.
« Aujourd’hui, la situation de la France est si lourde et grave que je ne suis pas là pour régler quelques querelles », a-t-il plaidé, tout en reconnaissant qu’il peut parfois y avoir un ressentiment.
« Pas d’une loyauté exceptionnelle »
Hollande a affirmé qu’il n’avait aucun regret d’avoir nommé Macron au poste de secrétaire général adjoint de l’Élysée, puis ministre de l’Économie. « À cette époque, il était sur la ligne que je représentais, il n’était pas dans l’idée d’être candidat et encore moins de mener une politique libérale, celle qu’il a engagée depuis 2017 », a-t-il précisé.
Il a ajouté : « J’avais confiance, j’avais choisi un collaborateur, après il s’est présenté contre moi : ce n’est pas d’une loyauté exceptionnelle. » Pour lui, cette trahison aurait dû « éclairer les Français », en soulignant que ce que Macron avait fait à son égard pourrait également s’appliquer à eux.