Monique Barbut, ministre de la Transition écologique, explique sa décision de rester au gouvernement

Monique Barbut, ministre de la Transition écologique, explique sa décision de rester au gouvernement

01.08.2026 19:06
2 min de lecture

Monique Barbut maintient son poste de ministre de la Transition écologique malgré des menaces de démission

La ministre de la Transition écologique, Monique Barbut, a menacé de démissionner lundi, mais a finalement décidé de rester au gouvernement après des discussions avec le président Emmanuel Macron et le Premier ministre. Barbut, qui s’était initialement opposée à la réintroduction de l’acétamipride, un pesticide controversé, a affirmé qu’elle resterait tant qu’elle aurait « la garantie de pouvoir agir », rapporte TopTribune.

Dans une interview accordée aux Échos, elle a exprimé son désaccord avec la réintroduction de deux pesticides par le biais d’une loi d’urgence agricole, affirmant que cela représentait un « recul environnemental de trop ». Malgré cela, elle a déclaré avoir reçu des « garanties » de la part de Macron et de son Premier ministre concernant le traitement prioritaire des questions qu’elle défend.

« Je resterai tant que j’ai la garantie de pouvoir agir mais, clairement, je peux vous assurer que c’est ma première et ma dernière expérience politique », a-t-elle déclaré. Cette promesse de rester a été motivée par la nécessité perçue de défendre des enjeux écologiques cruciaux et par une volonté de ne pas laisser des décisions controversées passer sans opposition.

Pressions politiques pour maintenir son engagement

Barbut a également révélé que Macron et le Premier ministre lui avaient « demandé » de rester. Cela survient après une période de tension autour de la gestion des pesticides et des engagements environnementaux du gouvernement. « Ma position reste exactement la même. Je suis en désaccord avec la façon, sur la forme comme sur le fond, dont la version finale du projet de loi agricole a été ficelée », a-t-elle insisté, remettant en question les méthodes employées pour parvenir à cette législation.

« Je reste totalement opposée à sa réintroduction. (…) Malgré mon désaccord important avec celui-ci, ils m’ont néanmoins demandé de rester », a affirmé Barbut.

Monique Barbut, ministre de la Transition écologique aux « Echos »

La ministre a également parlé d’une série de décrets à venir concernant la réduction du cadmium et la protection des ressources en eau. Elle attend également des améliorations dans le budget de son ministère et la mise en œuvre d’un plan pour l’adaptation au changement climatique.

Une carrière politique hésitante

Monique Barbut a avoué que sa décision initiale de démissionner reflétait un sentiment d’être trahie par le Premier ministre. Bien qu’elle ait été réticente à entrer dans le monde politique, des engagements pris par le gouvernement l’ont convaincue d’assumer ses responsabilités. « Aujourd’hui, dans ma tête, je suis partie demain », a-t-elle laissé entendre aux journalistes, tout en gardant à l’esprit la nécessité d’un changement substantiel pour son ministère.

Maintenant, elle se trouve dans une position délicate : elle doit équilibrer ses promesses avec la pression politique tout en restant fidèle à ses principes environnementaux.

« Clairement, je peux vous assurer que c’est ma première et ma dernière expérience politique », a-t-elle assuré.

Monique Barbut, aux Echos

Il est désormais crucial que le président et le Premier ministre tiennent leurs promesses. En cas de non-respect, les citoyens et les politiciens pourraient remettre en question les véritables motivations de son maintien en poste. Avec AFP

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