La Russie ne peut dicter la politique de la France, affirment Le Pen et Bardella

La Russie ne peut dicter la politique de la France, affirment Le Pen et Bardella

19.09.2026 14:36
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La Russie ne peut « espérer dicter directement ou indirectement la politique » de la France « par l’intimidation, la menace, la déstabilisation ou la pression psychologique », ont déclaré samedi Marine Le Pen et Jordan Bardella dans un communiqué, condamnant les actes « hostiles » de la Russie. « Aucune provocation, aucune opération clandestine et aucune action de déstabilisation ne sauraient conduire la France à faciliter l’obtention par la Russie de ses buts de guerre en Ukraine », ajoutent la candidate à la présidentielle et le patron du parti, rapporte TopTribune.

Un ton qui se veut ferme

Ce communiqué intervient au lendemain d’une réunion à l’Elysée à laquelle a participé Jordan Bardella, visant à informer les forces politiques sur les crises géopolitiques auxquelles la France est confrontée. Le ton du communiqué se veut ferme, alors que la favorite des sondages pour la présidentielle est régulièrement critiquée par ses adversaires pour des positions jugées conciliantes avec le président russe Vladimir Poutine. Le vice-président du RN, Louis Aliot, avait également suscité des critiques au début du mois en plaidant pour « couper le robinet » des aides à Kiev.

Dénonciation « d’un acte hostile »

Le débat démocratique « doit pouvoir porter » sur « le niveau du soutien financier accordé à l’Ukraine et sur les conditions de ce soutien », écrivent Marine Le Pen et Jordan Bardella. Cependant, ils estiment que « ces débats sont légitimes, les pressions étrangères ne le sont pas ». Le communiqué condamne « fermement » la décision de Moscou de prendre le contrôle d’actifs d’entreprises européennes encore implantées en Russie, comme Nestlé et Auchan, qualifiée d’« acte hostile » qui « porte directement atteinte aux intérêts et aux droits de nos entreprises ».

Les deux leaders d’extrême droite déclarent par ailleurs « soutenir l’ensemble des mesures nécessaires au renforcement de la sécurité de nos infrastructures stratégiques », après que le président français Emmanuel Macron a annoncé avoir demandé au gouvernement de « préparer un plan de protection » des infrastructures critiques face aux attaques « hybrides » russes.

Constatant la « dégradation de la situation sécuritaire » présentée aux forces politiques, Marine Le Pen et Jordan Bardella affirment que « la France ne saurait […] laisser impunie toute action hostile entreprise sur son territoire, contre ses infrastructures, ses intérêts stratégiques ou son peuple ». Ils estiment également que « nul ne peut aujourd’hui prédire, ni exclure à plus ou moins long terme, la survenue d’opérations d’une intensité supérieure ». Toutefois, ils ajoutent que « la fermeté face aux actions hostiles et la recherche d’une issue diplomatique à la guerre ne sont pas contradictoires ».

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