Mauvaise nouvelle pour les vacanciers du Sud-Ouest : votre assurance ne couvre sans doute pas vos attentes en cas d'incendie.

Mauvaise nouvelle pour les vacanciers du Sud-Ouest : votre assurance ne couvre sans doute pas vos attentes en cas d’incendie.

26.07.2026 08:26
2 min de lecture

Thomas Gonçalves, spécialiste en droit du tourisme à l’Institut national de la consommation, a souligné l’importance de bien examiner les conditions du contrat lors d’un séjour. Cette prudence est recommandée aux vacanciers qui envisagent d’annuler leurs réservations en raison des incendies dévastateurs touchant la Gironde, les Landes et le Var. Il précise qu’aucune garantie de remboursement n’existe simplement sur la base d’un principe de précaution, tant qu’aucun ordre d’évacuation n’est émis, rapporte TopTribune.

Les incendies importants qui ont frappé le Sud-Ouest à la fin de juillet 2026 ont conduit à l’évacuation de 168 000 personnes dans des régions à forte attractivité touristique. En Gironde, plus de 14 000 hectares ont été détruits par les flammes sur la presqu’île du Cap-Ferret, tandis que les Landes ont enregistré la perte de 2 600 hectares à Biscarrosse.

À ce jour, la situation reste critique avec des feux toujours hors de contrôle. Le maire de Bordeaux, Thomas Cazenave, a conseillé sur franceinfo d’attendre avant d’entreprendre tout déplacement vers ces zones.

Conditions de remboursement

Dans les cas où l’hébergement a été détruit ou si un ordre d’évacuation a été donné, la question du remboursement devient simple. Laurence Jégouzo, avocate au barreau de Paris spécialisée dans le droit du tourisme, affirme que dans de telles circonstances, le contrat perd son objet et le client a droit à un remboursement complet.

Cette logique s’applique également aux vacanciers évacués durant leur séjour, qui doivent être remboursés au prorata des nuits non utilisées.

Pour les séjours tout inclus, englobant le transport, le Code du tourisme permet une annulation sans pénalité si un événement exceptionnel perturbe considérablement l’exécution du contrat, ce qui s’applique indéniablement aux incendies de cette ampleur, à condition que la zone soit directement touchée.

En cas d’offre d’un hébergement alternatif par le prestataire, le client a la liberté d’accepter cette solution ou de demander un remboursement intégral.

Transport réservé séparément : peu d’options

La situation devient plus complexe pour ceux qui ont réservé leur billet de train ou d’avion indépendamment de leur hébergement. Au 25 juillet 2026, l’aéroport de Bordeaux était encore opérationnel et les vols maintenus, ce qui signifie que les compagnies aériennes n’étaient pas tenues de compenser, même si le séjour devient impraticable.

Si un vol était annulé à cause des incendies, la compagnie aérienne se verrait obligée de rembourser le tarif du billet, mais sans indemnisation supplémentaire.

SNCF Voyageurs a toutefois introduit des mesures exceptionnelles : suite à l’appel du gouvernement à retarder les voyages dans le Sud-Ouest, les billets de train réservés entre le 25 et le 27 juillet 2026 peuvent être échangés ou annulés sans frais. En dehors de cette période, les règles habituelles s’appliquent : annulation gratuite jusqu’à sept jours avant le départ, avec retenue au-delà de cette échéance.

La majorité des vacanciers concernés se situent dans une zone grise. Leurs lieux de séjour ne sont pas fermés ni évacués, mais se trouvent à proximité des zones affectées ou dans un environnement perturbé par la fumée.

Laurence Jégouzo fait une distinction selon les circonstances : « Si la zone est intacte et propice à des vacances agréables, les conditions normales d’annulation selon le contrat s’appliquent. Dans le cas où les routes sont impraticables ou si la zone a perdu son attrait touristique en raison des nuisances, une annulation exceptionnelle pourrait être envisagée. »

Un propriétaire d’établissement n’est contraint de fermer son bien que si un ordre de la préfecture est émis. En dehors de cela, le remboursement dépendra des termes du contrat établi. Thomas Gonçalves ajoute cependant que si l’État demande aux résidents de rester chez eux, le vacancier pourrait utiliser cette directive pour expliquer au professionnel qu’il ne peut pas se rendre sur place, ce qui compromet l’exécution du contrat.

Laisser un commentaire

Your email address will not be published.

Dernières nouvelles

À NE PAS MANQUER