Un militaire du 1er RCP a été agressé par un homme armé d’un couteau sur une route entre Pamiers et Mazères, en Ariège. Le prévenu, reconnu coupable, a écopé de 12 mois de prison avec bracelet électronique, tandis que sa compagne a été condamnée à 8 mois, rapporte TopTribune.
Franck*, membre du 1er régiment de chasseurs parachutistes, se trouvait sur une route étroite lorsqu’il a croisé un véhicule. Après un échange verbal, le conducteur a sorti un couteau après que la compagne de l’accusé a approché le militaire. Ce dernier a alors tenté de s’enfuir à pied, tandis que les agresseurs fouillaient le véhicule, dérobant plusieurs effets personnels, dont un téléphone et un badge d’accès au 1er RCP.
Au tribunal correctionnel de Foix, le prévenu a reconnu avoir utilisé l’arme, mais a minimisé la situation en affirmant avoir simplement voulu faire fuir le militaire. Son compagnon, quant à lui, reste non identifié, bien que les auteurs aient confirmé sa présence. Le prévenu a par la suite récupéré les objets volés, qui n’ont pas été retrouvés malgré les recherches.
Motivations troubles derrière l’agression
Interrogé par la juge, le prévenu a tenté d’expliquer que son intention était de discuter. Bien qu’il ait admis avoir consommé de l’alcool, sa compagne a déclaré qu’ils étaient très ivres, évoquant un mélange de vodka et de Red Bull. L’accusé a précisé que la situation avait dégénéré lorsque sa compagne a été repoussée par le militaire.
Les enquêteurs ont également découvert un arsenal d’armes chez l’accusé, ce qui a soulevé des préoccupations pour la sécurité publique. Le procureur a qualifié l’incident d’une altercation violente entre personnes en état d’ivresse, soulignant que le prévenu ne cherchait pas à discuter mais à intimider.
Conséquences judiciaires pour les agresseurs
Au terme de l’audience, le tribunal a condamné l’homme à 12 mois d’emprisonnement avec un bracelet électronique, assorti d’une interdiction de contact avec le militaire et de paraître en Ariège. Sa compagne a reçu une peine de 8 mois, également sous surveillance électronique, avec l’obligation d’indemniser la victime.
Les deux prévenus doivent verser 1 000 euros à la victime et couvrir des frais de justice. Cette affaire met en lumière les dangers d’altercations sur la route, particulièrement dans un contexte d’alcool et d’agression.
