Primaire de la gauche : tensions sur Ukraine, Gaza et alliances avec LFI lors du débat

Primaire de la gauche : tensions sur Ukraine, Gaza et alliances avec LFI lors du débat

24.09.2026 02:06
2 min de lecture

Lors du premier débat télévisé de la primaire de l’espace social-démocrate sur LCI, les cinq candidats ont affiché des divergences marquées sur des questions internationales majeures, notamment la guerre en Ukraine et le conflit israélo-palestinien. Ségolène Royal, Olivier Faure, Raphaël Glucksmann, Jérôme Guedj et Emmanuel Maurel ont exprimé des positions variées face aux enjeux de politique étrangère, rapporte TopTribune.

Le débat a été particulièrement animé lorsqu’il s’est agi de la guerre en Ukraine. Ségolène Royal a plaidé pour des négociations avec la Russie, tout en soulignant sa volonté de « aider l’Ukraine à obtenir une paix juste et durable ». Elle a déploré que discuter de paix entraîne souvent des accusations de sympathie envers Vladimir Poutine. Raphaël Glucksmann a réagi en affirmant que la Russie ne comptait pas négocier avec les Européens et que la priorité devait être d’aider l’Ukraine, « notre première ligne de défense ». Jérôme Guedj a, pour sa part, critiqué Royal pour son « flottement » sur cette problématique.

Gaza et le conflit israélo-palestinien

Les échanges ont été tout aussi intenses concernant le conflit israélo-palestinien. Ségolène Royal a avancé que « la montée de l’antisémitisme n’est pas due à Israël » mais aux « actuels dirigeants » israéliens. Elle a souhaité qu’il y ait « plus de voix israéliennes et juives pour dire que ce qui se passe » à Gaza « est intolérable ». Jérôme Guedj a qualifié cette demande d’injonction « incroyable », insistant sur le fait que demander aux Juifs de se justifier par rapport aux actions du gouvernement israélien revient à essentialiser le conflit. Glucksmann a averti du danger de stigmatiser les Juifs en raison de leur religion.

Un autre point de discorde majeur a été l’utilisation du terme « génocide » pour décrire la situation à Gaza. Olivier Faure a soutenu que son utilisation était nécessaire, alors que Raphaël Glucksmann s’y est opposé. « Prononcer le mot de génocide, ça a un poids. Quand des dirigeants parlent d’un gouvernement génocidaire, ça a du poids. Et nous avons besoin de ce poids-là pour dire stop à ce massacre insupportable », a déclaré Faure. Les candidats ont également débattu de l’augmentation des prix des carburants, des retraites et de la dette nationale.

La question de La France insoumise

Le débat sur les relations avec La France insoumise a également été un autre point clé. Jérôme Guedj a interpellé Olivier Faure sur l’alliance formée avec LFI lors des législatives anticipées de 2024, affirmant qu’il « s’en fichait de la survie d’un groupe socialiste » à l’Assemblée. Olivier Faure a contesté cette vision en appelant ses concurrents à « cesser cette obsession avec LFI » et à se focaliser sur l’extrême droite. Royal a ajouté que cette « obsession contre LFI » ne faisait qu’accentuer la position du parti de Jean-Luc Mélenchon dans le paysage politique.

Raphaël Glucksmann a adopté une position ferme, excluant toute coalition avec LFI. « Il faut être clair et net et le dire maintenant : il n’y aura pas d’alliance avec LFI à la présidentielle et il n’y en aura pas non plus aux législatives », a-t-il affirmé. L’eurodéputé a par ailleurs déclaré que Jean-Luc Mélenchon « fait trop peur à trop de monde » pour espérer une élection réussie. Ce premier débat a ainsi mis en exergue les divergences notables entre les candidats sur les questions de politique étrangère et les alliances à gauche.

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