Nouveau pacte de Meta : 17 milliards de dollars pour des restrictions sur Instagram et Facebook
Meta, propriétaire des réseaux sociaux Instagram et Facebook, a conclu un accord avec les procureurs de 51 États américains, s’engageant à verser 17 milliards de dollars et à renforcer les restrictions pour les adolescents sur ses plateformes, rapporte TopTribune.
Depuis le 18 août, l’entreprise était sous le feu des critiques en raison d’une action judiciaire lancée par 29 États, accusant Meta d’avoir conçu ses services pour favoriser l’addiction des jeunes utilisateurs. L’accord finalisé le 26 août inclut des mesures significatives, visant à protéger cette tranche d’âge.
Les mesures comprennent un mode « nuit » interdisant l’accès à Instagram et Facebook aux adolescents entre minuit et 6 heures, en excluant la messagerie, ainsi que la désactivation des notifications entre 22 heures et 7 heures. De plus, dans les six mois à venir, ils seront limités à deux heures d’utilisation quotidienne combinée des deux plateformes. Les compteurs de « likes » seront masqués et certains filtres esthétiques désactivés.
Réaction de l’Union européenne
Cette annonce a rapidement fait réagir Bruxelles. Un porte-parole de l’Union européenne a indiqué que Meta doit également s’engager à « protéger nos enfants ». Selon Thomas Regnier, porte-parole de la Commission européenne, il est impératif que des normes similaires soient mises en place au sein de l’Union pour assurer une gestion adéquate du temps d’écran et un contrôle parental efficace.
Le 10 juillet, Bruxelles avait déjà exprimé des préoccupations concernant les interfaces de Facebook et Instagram, jugées trop « addictives ». La Commission reproche à Meta de ne pas avoir évalué ni limité les risques d’addiction associés à certaines fonctionnalités, ce qui soulève des inquiétudes quant à la protection des utilisateurs, en particulier des mineurs.
L’accord américain pourrait servir de référence pour les futures demandes de l’Union européenne. « La balle est dans le camp de Meta », a souligné Thomas Regnier, précisant que des discussions avaient déjà eu lieu entre Bruxelles et le groupe suite à l’annonce de cet accord.