En septembre 2026, Torie Mountain a enfin récupéré sa maison dans le Surrey, après plus d’un an d’attente et d’incertitudes causées par un locataire récalcitrant. Cette situation difficile a contraint cette mère de deux enfants à vivre dans des logements temporaires, puis dans une remorque à chevaux, souligne-t-elle lors d’un entretien avec le *Telegraph*, rapporte TopTribune.
La jeune mère, qui a déménagé de Devon pour commencer une nouvelle vie après son divorce, pensait avoir pris les dispositions nécessaires pour récupérer son bien. Toutefois, à son arrivée, elle a découvert que son locataire avait refusé de partir, malgré un préavis formel de deux mois. « Je ne pars pas. Je n’ai nulle part où aller », lui a-t-il déclaré, ce qui a plongé Torie dans une spirale de problèmes financiers et d’angoisse.
Au fil des mois, sa tentative de concilier vie de mère et gestion de cette crise s’est avérée de plus en plus difficile. Elle a été contrainte de dépendre de sa famille pour un logement temporaire, cherchant des solutions tout en s’inquiétant de l’avenir. En août 2025, inquiet pour ses deux filles, elle a contacté la mairie de Guildford pour des options de logement, mais sa demande a été rejetée en raison de la possession d’une maison, même si elle ne pouvait y accéder.
Dans un effort de retrouver un semblant d’indépendance, elle a acheté une remorque à chevaux pour s’y installer temporairement, mais cette solution s’est rapidement révélée insoutenable. En décembre 2025, elle a réussi à obtenir un autre logement à louer, seulement pour faire face à la cessation de paiement de loyer de son précédant locataire, aggravant encore sa situation financière.
« Une véritable mer de déchets »
Après des mois de procédures légales, Torie a enfin réussi à obtenir une date d’expulsion pour son locataire, fixée au 3 septembre 2026. Cependant, le jour tant attendu s’est transformé en cauchemar. En découvrant sa maison, elle a été confrontée à un intérieur dévasté, inondé de détritus et de restes de nourriture. « On ne voyait même pas le sol ; c’était une véritable mer de déchets », se souvient-elle avec amertume.
Actuellement, la famille vit encore dans la remorque, mais grâce à une belle mobilisation sur les réseaux sociaux, elle a reçu un soutien financier et pratique significatif, facilitant le nettoyage de la maison. Toutefois, Torie reste réticente à relouer son bien, soulevant des préoccupations quant à la législation actuelle qui favorise trop les locataires au détriment des propriétaires, un déséquilibre qu’elle juge inacceptable.
Toute cette expérience l’a profondément marquée, lui laissant le sentiment d’avoir perdu des moments précieux avec ses enfants durant cette période de stress intense. « La plus grande leçon que j’ai apprise, c’est que le foyer ne se résume pas à des briques et du mortier : c’est un sentiment intérieur », conclut-elle, exprimant le souhait de retrouver une stabilité dans sa vie familiale.
