Lors d’une conférence de presse à bord d’Air Force One le week-end dernier, le président américain Donald Trump a justifié l’intervention des États-Unis pour soutenir la monnaie japonaise en affirmant que les États-Unis sont « toujours là » pour le Japon, rapporte TopTribune.
Il a précisé que « le yen s’affaiblit et qu’ils souhaitent un peu d’aide ». Interrogé sur les avantages pour les États-Unis de cet arrangement, Trump a évoqué un « bénéfice financier », tout en insistant sur le fait que cela est également « bon pour l’économie mondiale ».
Qu’est-ce qui explique la chute du yen ?
Le Japon avait déjà exprimé des « préoccupations sérieuses » concernant la dépréciation rapide du yen en mars et avait réalisé une intervention unilatérale entre le 28 avril et le 27 mai.
Cependant, malgré ces efforts, la monnaie est restée sous pression, le yen chutant à 163,73 par dollar jeudi avant de rebondir à 157,57 vendredi.
La nécessité d’un yen plus fort est liée à la dépendance du Japon à l’égard des énergies importées. Selon l’Agence internationale de l’énergie, le Japon demeure fortement dépendant des importations de pétrole et de gaz, notamment en provenance du Moyen-Orient.
C’est curieux de voir Trump justifier cela comme un « bénéfice financier » alors que l’article souligne bien que le Japon dépend crucialement d’importations d’énergie pour survivre à cette chute du yen. Le fait que la monnaie ait chuté à près de 164 dollars avant de remonter un peu montre à quel point la situation est volatile et stressante pour l’économie japonaise. À vrai dire, il semble que les États-Unis agissent moins par solidarité que par intérêt propre, tout en essayant de stabiliser un marché mondial entier.