Les choux augmentent l’efficacité de l'immunothérapie contre le cancer, selon une étude

Les choux augmentent l’efficacité de l’immunothérapie contre le cancer, selon une étude

08.12.2025 07:16
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Les légumes crucifères pourraient augmenter l’efficacité des traitements anticancéreux

Des chercheurs de l’Institut Curie ont démontré que la consommation de légumes crucifères tels que les choux, le brocoli et les radis pourrait améliorer l’efficacité des traitements anticancéreux, rapporte TopTribune. Leurs travaux soulignent le lien entre nutrition et réponses aux thérapies, un domaine qui prend de plus en plus d’importance dans le traitement du cancer.

« Nous savons que la réponse aux traitements anticancéreux peut être influencée par de nombreux facteurs environnementaux, comme la nutrition », explique le Dr Elodie Segura, directrice de recherche Inserm à l’Institut Curie, qui a dirigé cette étude. « Il a notamment été montré que la composition du microbiote intestinal, modulée par notre alimentation, joue un rôle dans l’efficacité de certains traitements d’immunothérapie. »

Les scientifiques se sont notamment intéressés à l’indole-3-carbinol, une molécule présente dans les crucifères, et ont effectué des expériences pour évaluer son impact sur l’immunothérapie anti-PD1, essentielle pour traiter divers cancers.

Dans le cadre de l’étude, deux régimes alimentaires ont été testés chez des animaux, l’un riche en indole-3-carbinol et l’autre en étant dépourvu. Les résultats sont frappants : l’efficacité du traitement anticancéreux atteint 50 à 60 % avec l’indole-3-carbinol, tandis qu’elle chute à seulement 20 % sans cette molécule.

Mécanisme d’action de l’indole-3-carbinol

Les travaux ont également permis d’éclaircir les mécanismes biologiques sous-jacents. Lors d’une immunothérapie anti-PD1, il s’avère que l’indole-3-carbinol joue un rôle crucial en stimulant les lymphocytes pour détecter et combattre les cellules cancéreuses. Sans cette molécule, les lymphocytes ont du mal à récupérer leurs fonctions nécessaires à la réponse immune.

En détail, l’indole-3-carbinol agit en se liant à un facteur de transcription, l’Aryl Hydrocarbon Receptor (AhR), situé dans les lymphocytes T cytotoxiques, améliorant ainsi leur efficacité. Selon les chercheurs, cette découverte pourrait inciter les patients à « optimiser leurs régimes alimentaires afin d’assurer l’efficacité des traitements anticancéreux ». Cette recherche met en lumière l’importance d’une nutrition adaptée dans le cadre de la lutte contre le cancer.

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