Jean-Michel Aulas se retire de la direction du groupe Cœur lyonnais après des accusations graves
Jean-Michel Aulas, figure de proue de l’opposition à la mairie de Lyon, annonce son retrait temporaire de son poste après qu’une plainte pour viol ait été déposée contre un de ses anciens conseillers. Cette décision a été officialisée par son groupe, Cœur lyonnais, lors d’une réunion le 12 juin. Le personnel municipal, rassemblé autour de l’ancien président de l’Olympique lyonnais, a décidé de cette mesure suite à des articles relatant la plainte, rapporte TopTribune.
Lors de cette rencontre, les dirigeants du groupe ont proposé de se retirer de la gouvernance afin de préserver l’unité du collectif. Selon un communiqué, « Jean-Michel Aulas, président du groupe, et Laure Cédat, vice-présidente, ont formulé la proposition de se mettre en retrait de la gouvernance du groupe pour préserver l’unité du collectif ».
Malgré cette décision, le climat au sein de Cœur lyonnais demeure tendu. Pierre Oliver, maire LR du 2e arrondissement, a déclaré à l’AFP : « On ne peut plus siéger avec eux », en raison d’une réunion jugée « très dure ». Plusieurs élus, dont Emmanuel Hamelin, Samuel Soulier et Nina Bouffet (Horizons), ont également annoncé leur départ du groupe, accentuant ainsi la crise.
Cette affaire a pris une tournure particulièrement sérieuse après qu’a été révélé qu’une jeune militante de la campagne d’Aulas avait porté plainte pour viol par soumission chimique, une accusation contre le directeur de la communication de la campagne, qui « conteste fermement et avec sérénité toute accusation ». La veille de cette réunion cruciale, Aulas avait initialement refusé de se retirer de la Métropole de Lyon, où il siège en tant que premier vice-président depuis mars, malgré des pressions croissantes de la part de la présidente LR, Véronique Sarselli, et d’autres membres de la majorité.