Jean-Michel Aulas se retire de son rôle d'opposant à la mairie de Lyon après une plainte pour viol

Jean-Michel Aulas se retire de son rôle d’opposant à la mairie de Lyon après une plainte pour viol

12.06.2026 22:26
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Coup de frein pour Jean-Michel Aulas. L’ancien président de l’Olympique lyonnais a annoncé vendredi se retirer de son rôle d’opposant à la mairie de Lyon, dirigée par Grégory Doucet, suite à une plainte pour viol visant un ancien membre de son équipe, rapporte TopTribune.

Cette décision intervient deux jours après que les premières révélations sur cette affaire ont émergé. Les conseillers municipaux du groupe Coeur Lyonnais se sont réunis pour acter ce choix, dans un contexte de fortes tensions internes.

Une décision pour préserver le groupe

Le retrait a été présenté comme une mesure d’apaisement. « Jean-Michel Aulas, Président du groupe, et Laure Cédat, Vice-présidente, ont formulé la proposition de se mettre en retrait de la gouvernance du groupe pour préserver l’unité du collectif », indique un communiqué de Coeur Lyonnais. Ce groupe, qui rassemble des élus de droite, du centre et des personnalités issues de la société civile, se trouve fragilisé par cette affaire. Toutefois, des fractures sont déjà visibles, avec deux conseillers ayant quitté le groupe.

La tension est montée lors de la réunion. « On ne peut plus siéger avec eux », a déclaré le maire LR du 2e arrondissement, Pierre Oliver, qualifiant la réunion de « très dure ». Parallèlement, Jean-Michel Aulas a refusé de se retirer de la Métropole de Lyon, où il occupe depuis mars le poste de premier vice-président, une position qui suscite des critiques, y compris dans son propre camp.

Une plainte au cœur de la crise

L’affaire remonte à mai. Une jeune militante impliquée dans la campagne de Jean-Michel Aulas a déposé une plainte pour viol par soumission chimique contre le directeur de la communication de sa campagne. Selon sa plainte, les faits se seraient déroulés en janvier, dans une chambre d’hôtel. Elle affirme avoir informé Jean-Michel Aulas et certains de ses proches dès février. De son côté, Aulas explique avoir tenu son conseiller à l’écart du QG de campagne à partir de ce moment, sans toutefois le renvoyer.

Les versions divergent dans cette affaire. Selon l’avocate du directeur de communication, ce dernier « conteste fermement et avec sérénité toute accusation ». L’enquête devra clarifier ces allégations. En attendant, la situation fragilise la position politique de Jean-Michel Aulas à Lyon, alors que d’importantes échéances locales approchent.

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