Découverte d'une molécule innovante pour rendre les cellules tumorales visibles en immunothérapie

Découverte d’une molécule innovante pour rendre les cellules tumorales visibles en immunothérapie

07.10.2025 17:44
1 min de lecture

L’immunothérapie, qui active le système immunitaire pour identifier et détruire les cellules cancéreuses, se distingue des chimiothérapies et radiothérapies. Bien qu’elle soit désormais considérée comme une option de premier choix contre le cancer, 50 à 80 % des malades n’y répondent pas, selon l’Inserm, et ce traitement peut entraîner des effets secondaires significatifs. Il devient donc crucial de découvrir des solutions pour mobiliser les défenses naturelles de ces patients, rapporte TopTribune.

Les effets pervers d’un mécanisme naturel protecteur

Une étude dirigée par Fabrice Lejeune, directeur de recherche à l’Inserm, au sein du laboratoire Hétérogénéité, plasticité et résistance aux thérapies des cancers, a mis en lumière une méthode pour pallier ce problème. Les résultats, publiés dans la revue Molecular Therapy, révèlent que lors de la division cellulaire, des mutations surviennent, plus fréquentes dans les cellules cancéreuses qui se divisent rapidement. Ces mutations devraient théoriquement générer des protéines anormales capables d’avertir le système immunitaire.

Cependant, les cellules cancéreuses mènent à un échec de ce mécanisme de signalement ; elles prolifèrent sans qu’aucune réponse immunitaire ne soit déclenchée. Cela démontre les conséquences nuisibles de leurs mutations, qui les protègent indéfiniment de l’immunité.

Réactiver la production de protéines

Pour résoudre ce problème, les chercheurs ont cherché à contourner ce mécanisme protecteur afin de permettre la production de protéines mutantes par les cellules cancéreuses, exploitant leur tendance à accumuler des mutations. Dans un modèle de cancer chez la souris, ils ont utilisé une molécule appelée 2,6-diaminopurine (DAP), extraite du champignon Lepista flaccida.

Cette molécule, connue pour sa capacité à stimuler la fabrication de protéines en présence de certaines mutations, a fait produire par les cellules tumorales des protéines mutantes spécifiques, dotées d’une signature unique absente des cellules normales.

Cette signature a permis au système immunitaire de détecter les cellules cancéreuses, engendrant une réponse ciblée pour leur destruction. Dans les essais sur souris, ce traitement a permis de ralentir la progression de la tumeur.

« Ces résultats représentent une avancée significative vers de nouvelles stratégies d’immunothérapie contre le cancer. Des études supplémentaires seront nécessaires pour évaluer l’efficacité et la sécurité de cette approche chez l’être humain », a déclaré Fabrice Lejeune, auteur principal de l’étude.

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