La consommation de piment est-elle liée à une espérance de vie prolongée ?

La consommation de piment est-elle liée à une espérance de vie prolongée ?

11.09.2026 07:06
2 min de lecture

Les bienfaits des piments : une consommation associée à une plus longue vie

Les consommateurs de plats épicés pourraient bénéficier d’une meilleure santé. La capsaïcine, le composé actif des piments, a été mise en avant par diverses études pour ses effets potentiels sur la santé, rapporte TopTribune.

Des recherches en laboratoire ont établi un lien entre la capsaïcine et une amélioration de certains indicateurs cardiovasculaires tels que la pression artérielle, le profil lipidique et la fonction vasculaire.

En matière de digestion, plusieurs études montrent que la capsaïcine peut impactéer le microbiote intestinal en favorisant des bactéries bénéfiques produisant des acides gras à chaîne courte, contribuant ainsi à l’équilibre intestinal et à la régulation de l’inflammation.

De surcroît, la capsaïcine possède des vertus anti-inflammatoires et analgésiques reconnues, surtout lorsqu’elle est appliquée localement. Des produits comme des crèmes ou gels à base de capsaïcine peuvent soulager certaines douleurs musculaires et articulaires, notamment celles associées à l’arthrose.

Mais en pratique, les piments garantissent-ils une vie meilleure et plus longue ?

Deux études… à nuancer

Les recherches sur ce sujet remontent à une dizaine d’années. Entre 2004 et 2008, la China Kadoorie Biobank a recruté près de 487 000 adultes âgés de 30 à 79 ans dans dix régions de Chine.

Au cours d’un suivi de sept ans, les participants ont répondu à des questionnaires sur leur état de santé général et leurs habitudes alimentaires. À l’issue de cette étude, 20 224 décès ont été enregistrés.

Les résultats montrent que, par rapport aux participants consommant des plats épicés moins d’une fois par semaine, ceux en consommant 1 à 2 jours par semaine présentaient un risque de décès réduit de 10 %. Ce risque chutait à 14 % pour ceux qui en mangeaient 3 à 5 jours, et atteignait 6 à 7 jours par semaine.

Cancer, cœur…

Les amateurs de piments frais étaient également moins susceptibles de mourir de cancer, de maladies cardiovasculaires ou de diabetes. Cependant, les auteurs de l’étude soulignaient la nécessité de prendre des précautions. « Il s’agit d’une étude observationnelle à partir de laquelle il est scientifiquement difficile de tirer des conclusions définitives », ont-ils indiqué, appelant à poursuivre les recherches dans ce domaine.

Par conséquent, une étude internationale a été conduite cinq ans plus tard. En novembre 2020, lors des Scientific Sessions de l’American Heart Association, les chercheurs ont présenté une méta-analyse sur la consommation de piment et la mortalité.

Après avoir passé au crible 4 729 études, les chercheurs ont retenu quatre études principales incluant des données sur la consommation de piment et ses conséquences sur la santé.

Au total, les dossiers de plus de 570 000 personnes en provenance des États-Unis, d’Italie, de Chine et d’Iran ont été analysés, comparant ceux qui consommaient régulièrement du piment à ceux en consommant rarement ou jamais.

Les chiffres sont évocateurs :

  • une réduction de 25 % de la mortalité toutes causes confondues ;
  • une réduction de 26 % de la mortalité cardiovasculaire ;
  • une réduction de 23 % de la mortalité par cancer.

Association, pas causalité

Ces deux enquêtes convergent : dans de larges populations, une consommation régulière de plats épicés est corrélée à une mortalité plus faible.

Cependant, le message clé des chercheurs demeure le même : association ne signifie pas causalité. Ces bénéfices doivent être interprétés avec prudence, car certaines données proviennent d’études observationnelles ou expérimentales. Il reste à déterminer si le piment lui-même, ou d’autres facteurs alimentaires et de mode de vie, expliquent ces corrélations. Actuellement, aucune autorité de santé ne recommande d’augmenter la consommation d’épices dans une optique de longévité.

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