Emmanuel Grégoire présente un plan d'action de 20 millions d'euros pour le périscolaire à Paris

Emmanuel Grégoire présente un plan d’action de 20 millions d’euros pour le périscolaire à Paris

03.04.2026 08:37
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Emmanuel Grégoire, le nouveau maire de Paris, a présenté vendredi son « plan d’action » pour le périscolaire, chiffré à « une vingtaine de millions d’euros », visant à garantir « la transparence totale envers les familles ». Élu lors de la première séance du nouveau conseil de Paris le dimanche 29 mars 2026, ce plan vise à répondre aux préoccupations des parents suite à des scandales d’agressions et de viols, rapporte TopTribune.

Alors que les révélations d’agressions sexuelles se multiplient dans les écoles de la capitale, Emmanuel Grégoire se trouve sous pression de la part des associations et des collectifs de parents mécontents. Dans un entretien accordé au Monde, il a confirmé que son plan d’action s’élève à « une vingtaine de millions d’euros » pour permettre une communication claire avec les familles. Il a souligné la responsabilité collective face à ces scandales.

Création d’une « commission indépendante »

Le maire a prévu de communiquer chaque trimestre les statistiques des suspensions d’animateurs, un point d’information actuellement difficile à obtenir pour les parents. Un « livret d’accueil » et des réunions de rentrée périscolaire seront instaurés dans les 620 établissements concernés. Il a également promis de restituer aux familles l’intégralité des conclusions des enquêtes administratives en cas de signalement, et de mettre en place une « commission indépendante » pour évaluer la situation et formuler des recommandations.

Un système de signalement simplifié et accessible sera également instauré, répondant aux demandes du collectif SOS Périscolaire. La campagne #MeTooEcole, ayant récolté plus de 22 300 signatures, appelle à une enquête administrative globale, comme l’a suggéré l’opposition de droite. Les parents auront également la possibilité de contacter une « cellule d’écoute et de signalement » directement, avec l’engagement de suspendre tout animateur face à de simples suspicions. D’après le maire, « l’immense majorité des cas » de violences sexuelles observés concernent des faits survenus en 2024 et 2025, principalement dans des écoles maternelles.

En 2025, la mairie a suspendu 30 animateurs, dont 16 pour des soupçons de violences à caractère sexuel. Neuf suspensions de la même école maternelle du 7e arrondissement ont été recensées depuis janvier. Emmanuel Grégoire a reconnu les erreurs collectives passées, mentionnant que la gestion de ces affaires a souvent été perçue comme celle de cas isolés, masquant un risque systémique, voire une omerta.

Aucun tabou sur la semaine de 4,5 jours

Au-delà des mesures urgentes, le maire organisera une « convention citoyenne sur le périscolaire et les temps de l’enfant » avec des parents, des éducateurs, des experts et des enfants dès avril afin de reconsidérer l’organisation des journées et semaines scolaires. Il a affirmé qu’il n’y aurait « aucun tabou » concernant la semaine de 4,5 jours en vigueur depuis 2013. Tout en prenant acte des recommandations de la convention nationale sur les temps de l’enfant, qui défend cette organisation, il reste attentif aux arguments visant au retour à la semaine de 4 jours, plébiscitée par certaines communes.

« Cette organisation ne peut pas se faire au détriment de la sécurité des enfants et le morcellement des temps a montré ses limites », a déclaré Emmanuel Grégoire, annonçant qu’il attendrait les conclusions de la convention, prévues pour mi-juin, avant de trancher. Par ailleurs, une formation sur la prévention des violences envers les mineurs sera généralisée à tous les agents de la ville dans les deux mois à venir. Une « école parisienne du périscolaire » devrait ouvrir en septembre 2026, offrant une formation initiale obligatoire de deux jours pour tous les agents.

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